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13/12/2013 12:19 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Tarifs d'électricité pour les alumineries : pas de rabais sans conditions, dit la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN ) demande au gouvernement du Québec de hausser le ton et d'exiger des conditions aux alumineries avant de leur accorder des tarifs d'électricité préférentiels.

La CSN met ainsi de la pression sur le gouvernement du Québec qui négocie avec Alcoa des rabais d'électricité.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, soutient qu'un accès à des tarifs préférentiels d'électricité devrait être conditionnel à des investissements.

Le gouvernement, dit-il, doit s'assurer que les emplois seront préservés dans les trois alumineries québécoises, dont celle de Deschambault.

« Si on veut qu'Alcoa s'engage sur un certain nombre de conditions par rapport au développement économique, création d'emploi, maintien des emplois, il faut que le gouvernement du Québec pose des conditions. Ce n'est pas Alcoa qui va demander à lui-même de s'imposer des conditions. Ces entreprises-là en général veulent le beurre et l'argent du beurre », affirme M. Létourneau.

Depuis 2002, Alcoa a déjà reporté à trois reprises la modernisation des installations de Baie-Comeau, sans toutefois lancer les travaux.

Rappelons que la multinationale Alcoa souhaite, au lieu du tarif industriel régulier, le maintien d'un tarif d'électricité relié au prix de l'aluminium qui diminue.

Alcoa menace de fermer ses alumineries de Baie-Comeau, Bécancour et Deschambault si elle n'obtient pas de baisse de tarif à la fin du présent contrat qui viendra à échéance à la fin de 2014.

De son côté, le bureau de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a fait savoir qu'il ne commenterait pas les négociations en cours.

En tout, près de 3500 personnes travaillent dans les trois usines d'Alcoa au Québec.

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