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13/12/2013 11:41 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Nucléaire iranien: poursuite des négociations "dans les prochains jours" (Kerry)

Les négociations entre les experts des grandes puissances et Téhéran sur le programme nucléaire iranien vont reprendre "dans les prochains jours", a annoncé vendredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

"J'ai parlé avec (la chef de la diplomatie européenne) Cathy Ashton ces derniers jours. Nous faisons des progrès mais je pense que nous avons atteint un point dans ces négociations où les gens ont besoin de consulter, de prendre un moment", a déclaré M. Kerry aux journalistes l'accompagnant dans sa tournée au Proche-Orient et en Asie.

"Il faut s'attendre à ce que les discussions se poursuivent dans les prochains jours, et que nous procédions à la mise en oeuvre complète du plan" sur le nucléaire iranien, a-t-il insisté avant de quitter Tel Aviv, selon un compte-rendu du département d'Etat américain.

L'Union européenne avait auparavant assuré que les négociations techniques entre le groupe des 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et l'Iran sur l'application de l'accord de Genève, allaient reprendre "bientôt".

Ces pourparlers, qui se déroulent à Vienne, ont été interrompus par le rappel des négociateurs iraniens pour consultation à Téhéran.

La poursuite du travail est "nécessaire" après quatre jours de discussions à Vienne, a plaidé le porte-parole de Catherine Ashton, Michael Mann.

"Des consultations vont à présent avoir lieu dans les capitales dans l'attente d'une reprise prochaine" des négociations techniques, a-t-il précisé.

Mais l'Iran a de son côté dénoncé la décision des Etats-Unis d'étoffer leur liste noire des entreprises soupçonnées de violer les sanctions américaines contre Téhéran, y voyant un geste "contraire à l'esprit" de l'accord de Genève conclu fin novembre.

Interrogé sur la situation en Syrie, où les rebelles subissent revers sur revers, M. Kerry a souligné que les Etats-Unis continuaient à soutenir le chef militaire de la rébellion, le général Selim Idriss.

"Nous continuons à avoir confiance dans le général Idriss et dans l'opposition, et nous allons continuer à les soutenir", a promis M. Kerry.

Considéré comme un modéré, le général Idriss est le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ASL). Mais l'ASL apparaît en perte de vitesse face aux islamistes et jihadistes et vient de subir un revers après la suspension par Washington et Londres de leurs aides non létales.

agr/fcc

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