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13/12/2013 05:29 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Les réfugiés syriens grelottent dans des camps de fortune

Loin des tableaux féériques laissés par les dernières chutes de neige au Proche-Orient, la situation est inquiétante pour des populations entières, notamment les réfugiés syriens qui ont fui les violences et se retrouvent exposés aux affres des intempéries et au froid qui sévira encore en fin de semaine.

Un poupon de trois mois est mort vendredi à Akroum, près de la frontière syrienne, rapporte un représentant des autorités libanaises.

Ne disposant de presque rien, les réfugiés s'abritent pour la plupart sous des tentes de plastique. Pour se réchauffer, ils brûlent du bois, lorsqu'ils en trouvent dans les champs à proximité.

Les organismes qui viennent en aide aux réfugiés tirent la sonnette d'alarme. « On a des tentes qui ont été inondées, des tentes qui se sont effondrées. Certains réfugiés ont dû s'entasser dans les caravanes qui sont disponibles dans le camp de Zaatari », explique la coordonnatrice de Médecin du monde en Jordanie, Cécile Zénot.

Sur les 800 000 réfugiés syriens du Liban, 10 % sont dans des tentes, surtout dans la plaine de la Bekaa, située à 1000 mètres d'altitude.

L'ONG Oxfam distribue du matériel d'hiver, avec couverture, matelas et réchaud au gaz. Ils ont été payés par le gouvernement canadien.

La directrice d'Oxfam Québec, Denise Byrnes, rappelle que les réfugiés passent leur deuxième hiver au Liban. Leur nombre a doublé depuis l'année dernière.

La crise humanitaire dure et rend les collectes de fonds de plus en plus difficile, ajoute Mme Byrnes : « C'est très différent d'une crise qui arrive subitement comme aux Philippines, où les gens vont être extrêmement généreux très rapidement ».

Avec les informations de René Saint-Louis

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