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13/12/2013 12:52 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Les pourparlers de réunification au point mort à Chypre (Anastasiades)

Le président chypriote-grec Nicos Anastasiades a estimé vendredi qu'une reprise des pourparlers de réunification de Chypre était encore loin, en dépit de l'optimisme exprimé jeudi par Ankara.

M. Anastasiades a déclaré à la presse que Chypriotes-grecs et Chypriotes-turcs n'étaient en aucun cas proches d'un accord sur une feuille de route à partir de laquelle les pourparlers, suspendus depuis un an et demi, pourraient reprendre.

M. Anastasiades, qui préside la République de Chypre exerçant son autorité sur la partie sud de l'île peuplée majoritairement de Chypriote-grecs, a martelé que les deux camps devaient se mettre d'accord sur une déclaration commune avant de négocier un accord de paix pour l'île divisée depuis 40 ans.

A la question de savoir si les deux parties étaient plus proches d'un accord, M. Anastasiades a répondu "nous en sommes aussi loin que nous en sommes proches".

L'envoyé spécial de l'ONU Alexander Downer s'est montré très prudent après avoir rencontré M. Anastasiades vendredi: "Une fois qu'il y aura un accord sur une reprise des négociations, les négociations reprendront, je ne me lance pas dans le jeu des prédictions".

Un responsable turc avait affirmé jeudi à l'AFP que la reprise des négociations semblait "imminente" après les progrès effectués selon lui par les dirigeants des deux parties.

"Les deux communautés poursuivent les entretiens. Le communiqué conjoint sera bientôt finalisé, une fois qu'il aura été avalisé par la partie chypriote-grecque", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat.

L'île méditerranéenne est coupée en deux depuis l'invasion turque de 1974, en réaction à un coup d'État fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient rattacher Chypre à la Grèce.

Le tiers nord de l'île est dirigé par un gouvernement reconnu par la seule Turquie. En juillet 2012, les Chypriotes-turcs avaient quitté la table des négociations pour protester contre la présidence tournante chypriote de l'UE.

La reprise était annoncée pour l'automne, mais les deux parties ne sont pas parvenues à se mettre d'accord sur une déclaration commune établissant les modalités des nouvelles négociations.

Athènes et Ankara ont appelé vendredi à la reprise du dialogue lors d'une conférence de presse commune de leurs ministres des Affaires étrangères.

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