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13/12/2013 02:04 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Le président indonésien appelle Tokyo et Pékin à revenir à de "bonnes relations"

Le président indonésien a appelé vendredi le Japon et la Chine à revenir à des "bonnes relations" dans l'intérêt de toute la région, alors que les rapports entre Pékin et Tokyo sont exécrables depuis plus d'un an.

"De bonnes relations entre la Chine et le Japon sont cruciales pour l'avenir de notre région", a déclaré Susilo Bambang Yudhoyono depuis Tokyo où il doit participer samedi à un sommet entre le Japon et l'Asean (Associations des nations d'Asie du sud-est).

Comme l'a fait dernièrement le vice-président américain Joe Biden lors d'une tournée dans la région, M. Yudhoyono a prôné la mise en place par la Chine d'une "hot line" avec les pays qui ont avec elle un différend territorial "afin d'éviter toute erreur de calcul".

Le Japon accueille ce week-end les dirigeants de dix pays du sud-est asiatique pour resserrer les liens avec eux face à une Chine dont la montée en puissance et les appétits maritimes inquiètent la région.

Sur le papier, cette réunion ne vise qu'à marquer 40 ans de relations entre l'Asean et le Japon, mais elle intervient à un moment de tensions régionales particulières, surtout entre Pékin et Tokyo qui sont à couteaux tirés depuis plus d'un an à cause d'un petit archipel inhabité en mer de Chine orientale: les Senkaku sont administrées par Tokyo mais Pékin les revendique sous le nom de Diaoyu.

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2012, le Premier ministre japonais Shinzo Abe n'a eu de cesse de courtiser les pays de l'Asean, s'appuyant sur le fait que plusieurs d'entre eux ont aussi des différends territoriaux avec Pékin qui entend contrôler la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. C'est notamment le cas des Philippines, de Brunei, de la Malaisie et du Vietnam.

M. Abe a d'ailleurs effectué en un an la tournée de tous les membres de l'Asean: Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam.

Bien que l'Indonésie n'ait pas de contentieux territorial avec le Chine, le pays "est sérieusement préoccupé par le risque que ces différends ne dégénèrent en conflits ouverts qui auraient des répercussions négatives sur tous les pays de la région", a encore dit le président indonésien devant l'Institut Japonais des relations internationales.

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