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13/12/2013 09:12 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Enquête à Berlin visant un ancien garde du camp de Dachau

Le parquet de Berlin a ouvert une enquête visant un ancien gardien du camp de concentration de Dachau (sud), identifié grâce au Centre Simon-Wiesenthal, a-t-il indiqué à l'AFP, confirmant une information du quotidien Bild.

L'homme identifié comme Horst P., âgé de 87 ans et vivant à l'extrême sud-est de la capitale, a confié au journal qu'il avait servi en tant que garde entre fin 1943 et avril 1945, à Dachau, camp de concentration situé à quelques kilomètres de Munich (sud).

Selon Bild, qui publie sa photo, l'homme nie avoir été impliqué dans des assassinats mais affirme que lorsqu'il signalait des prisonniers ne respectant pas les règles du camp, "parfois il ne les revoyait plus".

Le quotidien présente également un collage de photos de famille se trouvant dans l'appartement de cet homme que ce dernier a choisi d'intituler "Mein Kampf" (Mon combat), le même titre que le pamphlet idéologique d'Adolf Hitler.

Un porte-parole du parquet de Berlin a confirmé qu'une enquête visant cet homme avait été ouverte. "Nous avons reçu l'information du Centre Simon Wiesenthal et avons ouvert une enquête pour meurtre", a-t-il déclaré à l'AFP.

Cet été, l'organisation juive avait lancé une campagne d'affichage intitulée "Tard mais pas trop tard" pour relancer la traque aux derniers criminels nazis.

Horst P. fait partie des quatre personnes, toutes octogénaires, identifiées grâce à cette campagne et sur lesquelles la justice allemande enquête.

Alors que la justice allemande s'était concentrée après-guerre sur les accusés contre lesquels elle disposait de preuves directes ou de témoignages, la condamnation de l'apatride d'origine ukrainienne John Demjanjuk à Munich en mai 2011 a élargi la qualification de complicité de meurtre à des personnes ayant des postes même subalternes et sans implication directe dans les crimes.

Depuis les procès des dignitaires nazis à Nuremberg en 1945-46, environ 106.000 soldats allemands ou nazis ont été jugés, 13.000 reconnus coupables et la moitié condamnés, selon l'Office allemand chargé des crimes nazis, basé à Ludwigsburg (sud-ouest).

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