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13/12/2013 05:39 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Arrivée d'une délégation de députés européens en Iran

Une délégation officielle de députés européens a entamé vendredi une visite de quelques jours à Téhéran, où elle aura des discussions avec plusieurs responsables politiques, selon les médias iraniens.

La délégation de huit personnes, menée par l'écologiste finlandaise Tarja Cronberg, doit rester six jours et rencontrera le président du Parlement Ali Larijani et le chef de la commission de la Sécurité nationale et des Affaires étrangères du Parlement, Allaeddine Boroujerdi, a précisé l'agence officielle Irna.

Les eurodéputés doivent en particulier rétablir des relations avec les parlementaires iraniens et aborder des questions liées aux droits de l'Homme, avait précisé à l'AFP l'une de ses participantes, l'écologiste belge Isabelle Durant, avant son départ. Il y aura aussi des rencontres plus informelles avec des opposants et des militants des droits de l'Homme, selon la même source.

Les eurodéputés ont ainsi rencontré vendredi l'avocate Nasrin Sotoudeh, colauréate en 2012 avec le cinéaste Jafar Panahi du Prix Sakharov, décerné par le Parlement à des défenseurs des droits de l'Homme.

Mme Sotoudeh est sortie de prison en septembre, après trois ans d'emprisonnement pour "actions contre la sécurité nationale et propagande contre le régime", deux chefs d'accusation fréquemment utilisés contre les opposants.

Elle avait été libérée avec plusieurs autres opposants politiques, dans un geste d'ouverture du nouveau président Hassan Rohani.

Selon un participant, la rencontre a porté sur la situation des droits de l'Homme en Iran et celle des opposants politiques, dont Mir-Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi. Les deux candidats à la présidentielle de 2009 qui avaient pris la tête de la contestation après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad sont en résidence surveillée depuis fevrier 2011.

Le porte-parole du gouvernement, Mohammad Bagher Nobakht, avait déclaré fin novembre que la levée de la résidence surveillée, ainsi que la levée des restrictions politiques et sécuritaires, étaient au programme du gouvernement.

Aucun membre du PPE (droite) n'a souhaité participer à la visite, qui intervient après l'accord intérimaire conclu le 24 novembre entre Téhéran et les grandes puissances sur le nucléaire. Selon cet accord intérimaire, l'Iran doit limiter pendant six mois ses activités nucléaires en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales qui étouffent son économie.

Fin octobre, trois socialistes avaient été les premiers eurodéputés à se rendre à Téhéran depuis 2007, mais leur visite n'engageait pas le Parlement.

En octobre 2012, une visite officielle d'une délégation du Parlement européen avait été annulée après le refus de l'Iran d'autoriser une rencontre avec M. Panahi et Mme Sotoudeh.

Une autre délégation parlementaire française, attendue samedi, a quant à elle reporté sa visite, a annoncé à l'AFP le président des députés UDI (Union des démocrates et indépendants) Jean-Louis Borloo, évoquant des "problèmes de rendez-vous (...) pas complètement calés".

M. Borloo devait rencontrer M. Larijani ainsi que des représentants des minorités religieuses et des intellectuels.

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