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12/12/2013 10:31 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Somalie: le président nomme un nouveau Premier ministre, Abdiweli Sheikh Ahmed

Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a annoncé jeudi la nomination à la tête du gouvernement d'un nouveau venu dans la politique, l'économiste Abdiweli Sheikh Ahmed.

Cette nomination intervient après le départ début décembre du Premier ministre précédent, Abdi Farah Shirdon, en conflit ouvert avec le chef de l'Etat, dans un contexte de fortes tensions au sein du pouvoir dans ce pays qui cherche à retrouver la paix après des décennies de chaos et de guerre civile.

"Après de longues consultations, j'ai pris la décision de nommer Abdiweli Sheikh Ahmed comme Premier ministre", a dit le président aux journalistes à Villa Somalia, le siège bien gardé de la présidence à Mogadiscio.

M. Sheikh Ahmed, âgé de 54 ans, qui a collaboré avec plusieurs institutions et banques internationales, va, à son tour, tenter de réduire la corruption, combattre les rebelles Shebab, proches d'Al-Qaïda, et rebâtir un Etat quasi inexistant.

Le nouveau chef de gouvernement est issu du même clan Darod de la région Gedo (sud-ouest) que son prédécesseur. Ce fait devrait lui permettre d'éviter des problèmes avec les partisans de ce dernier, car dans l'univers complexe de la politique somalienne chaque communauté veut avoir un représentant dans les couloirs du gouvernement.

Abdi Farah Shirdon a dû partir à la suite d'une motion de défiance votée par le parlement au bout d'à peine plus d'un an à la tête du gouvernement.

Si la nomination de M. Sheikh Ahmed est approuvée par les députés, il aura trente jours pour former son cabinet et le faire accepter par le parlement.

Le gouvernement sortant, formé en août 2012 et soutenu par une importante aide internationale, a succédé à une équipe précédente minée par la corruption. Il avait été salué lors de son entrée en fonction comme la meilleure chance de paix pour la Somalie depuis une génération.

Mais des querelles politiques intestines et de nouvelles révélations sur la corruption ont fait craindre que les anciens maux somaliens étaient toujours là.

A l'heure actuelle, le gouvernement contrôle Mogadiscio, mais d'importantes zones rurales sont dominées par les Shebab. Ces derniers menacent également les pays voisins, comme l'illustre leur attaque en septembre dernier contre le grand centre commercial Westgate à Nairobi.

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