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12/12/2013 05:31 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Quelles villes sont en tête de lice pour la prochaine expansion de la LNH?

Le commissaire de la LNH Gary Bettman a déclaré qu'il n'y avait pas de plan d'expansion pour la ligue, mais il n'a pas fermé la porte à une telle éventualité.

Pendant son point de presse à l'issue de la rencontre du bureau des gouverneurs de la LNH, Bettman a insisté pour dire qu'il n'y avait toujours pas de décision de prise quant à la possibilité de faire passer son circuit de 30 à 32 équipes. Il a admis que la ligue faisait l'objet de beaucoup de convoitise, ajoutant au passage que «lorsque des gens veulent nous parler, nous écoutons».

Bettman a aussi précisé les trois critères sur lesquels il se fie lorsqu'il évalue la capacité d'une ville à accueillir une concession de la LNH.

«Vous devez comprendre le marché et savoir s'il peut soutenir une équipe de hockey de la LNH, a expliqué Bettman. Serait-ce un bon ajout à la ligue? Deuxièmement, vous devez avoir un amphithéâtre. Et troisièmement, et c'est peut-être le point le plus important, il faut évaluer la solidité du groupe qui souhaite devenir propriétaire de l'équipe. (...) Ce sont les critères avec lesquels il faut composer.»

Si on garde tous ces points en tête et qu'on considère les entrées d'argent neuf provenant des frais pour obtenir une équipe d'expansion, ce serait intéressant de dresser une liste des villes qui pourraient faire partie du processus si, et quand, la LNH décidera de procéder à une expansion. Seattle et Québec figurent en tête de lice, mais les autres villes comme Toronto, Hamilton, Kansas City et Portland, en Oregon, sont souvent mentionnées.

«Je crois qu'il y a beaucoup de bons marchés, a déclaré le propriétaire des Wolves de Chicago Don Levin, qui ferait partie des hommes d'affaires intéressés à implanter une concession à Seattle. Je crois que la ligue a très bien joué ses cartes en signant ses ententes pour les droits télévisuels. Je crois qu'ils ont un plan en tête. Je crois qu'ils peuvent compter sur un bon groupe de propriétaires, qui soit fiable. Je crois que c'est beaucoup mieux qu'il y a huit ou neuf ans. Je pense que les choses vont dans la bonne direction, qu'il y a une progression.»

Bettman veut un propriétaire qui soit prêt à y mettre l'argent et le temps, et sur ce point Seattle fait très bonne figure. Levin a offert environ 500 millions $US pour tenter d'acheter le Canadien de Montréal en 2009, mais il a été coiffé au fil d'arrivée par Geoff Molson et son offre supérieure de 60 millions $. Il pourrait donc se permettre une équipe d'expansion, même si les frais pour l'obtention d'une concession oscillent entre 250 et 400 millions $.

Québec correspond également à tous les critères énumérés par Bettman plus tôt cette semaine.

Un retour à Québec, même si la façon de procéder est différente de celle de Winnipeg pour récupérer ses Jets et que le nom de l'équipe est différent des 'Nordiques', permettrait de rallumer la vieille rivalité avec le Canadien. Le dollar canadien a rebondi significativement depuis que les Nordiques ont déménagé à Denver en 1995, et l'intérêt est facilement observable dans la capitale de la province.

Le Colisée Pepsi est vétuste, mais un nouvel amphithéâtre qui pourra accueillir 18 482 spectateurs est en construction et devrait ouvrir ses portes en 2015. Ça coïnciderait parfaitement avec le processus d'expansion de la LNH, qui devrait se produire à moyen terme.

De plus, Québec n'aura aucune difficulté à trouver un propriétaire pour la concession. Québécor, le propriétaire de la chaîne TVA, détient les droits francophones pour la diffusion des matchs de la LNH à compter de l'an prochain, fait partie des discussions, tout comme son ex-président et directeur général Pierre Karl Péladeau, qui siège sur un comité de Hydro-Québec.

Tout comme à Winnipeg, la LNH souhaite qu'un groupe d'hommes d'affaires local, semblable à celui de True North, se porte acquéreur d'une concession afin d'éviter que des problèmes de relocalisation ne se reproduisent.

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