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12/12/2013 07:05 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Dominique Poirier tient à sa neutralité politique

« Je n'ai jamais eu à donner mes convictions politiques et je n'ai pas à le faire non plus, parce que ce n'est pas mon rôle », affirme la nouvelle déléguée du Québec à New York, Dominique Poirier, en entrevue à l'émission 24/60. Sa nomination n'a rien à voir avec ses convictions politiques, soutient l'ancienne journaliste et animatrice.

Dominique Poirier estime que son rôle sera notamment d'expliquer les positions du gouvernement, mais pas de donner son opinion. Elle parlera de la charte des valeurs et de la souveraineté avec le même enthousiasme qu'elle a toujours montré dans son travail, promet-elle. Mais jamais elle ne commentera ces dossiers.

La nouvelle déléguée générale affirme qu'à 50 ans, elle avait envie de servir le Québec et qu'elle l'a fait savoir, « comme on lance une bouteille à la mer ». « Elle a été ramassée et je suis bien contente », dit-elle.

À la lumière de ses échanges avec le ministre Jean-François Lisée et le bureau de la première ministre Pauline Marois, elle soutient que le gouvernement n'était pas intéressé par ses convictions politiques.

Un rapport sur les nominations politiques

Fait intéressant, l'arrivée de Dominique Poirier survient le jour du dépôt d'un rapport sur les nominations politiques.

Le choix de son prédécesseur, l'ancien chef du Parti québécois André Boisclair, avait suscité beaucoup de critiques. Plus récemment, l'ex-député péquiste Nicolas Girard a été nommé président de l'Agence métropolitaine de transport.

Selon ce rapport, les nominations politiques sont légèrement en hausse depuis 10 ans. Environ 60 % des hauts fonctionnaires dans le secteur parapublic ont été nommés par les partis au pouvoir.

Les auteurs proposent entre autres de clarifier les critères de ce genre d'embauche et d'instaurer une évaluation impartiale. Même l'octroi de la permanence doit être resserré, disent-ils.

Le rapport a toutefois été déposé dans la discrétion. Ce qui fait dire à Christian Dubé, de la Coalition avenir Québec, que le document sera sûrement tabletté.

Dominique Poirier a travaillé plus de 25 ans à Radio-Canada, à la télévision et à la radio, ainsi qu'au Réseau de l'information. Elle a quitté il y a un peu plus d'un an.

« Est-ce que c'est un deuil du micro? Oui! Va falloir le faire. Mais il y a tellement de belles choses qui s'offrent à moi que je regarde l'avenir avec beaucoup d'optimisme », dit-elle.

Son mandat comme déléguée du Québec à New York est d'une durée de trois ans, avec un salaire annuel de 175 000 $. Il pourrait toutefois être prolongé.

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