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12/12/2013 08:34 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Des armes chimiques utilisées à cinq reprises en Syrie, selon l'ONU

Des armes chimiques ont été utilisées à cinq reprises durant le conflit en Syrie, conclut le rapport final des inspecteurs de l'ONU, sans désigner les auteurs de ces attaques.

Le document de 82 pages, remis jeudi au secrétaire général Ban Ki-moon, fait état de « preuves » ou d'« informations crédibles » de l'utilisation de ces armes dans la Ghouta, à Jobar et à Achrafié Sahnaya, près de la capitale, Damas.

Les armes chimiques ont également été utilisées à Khan Al-Assal, dans la région d'Alep et à Saraqeb, dans le nord-ouest du pays.

Le rapport transmis aux membres du Conseil de sécurité qui doivent l'examiner lundi prochain précise toutefois que les indices ne sont pas concluants à Bahhariyé, dans la Ghouta orientale, près de Damas, ni à Cheikh Maqsoud, un faubourg d'Alep, la capitale économique.

Loin de constituer un élément nouveau majeur, le rapport onusien confirme les conclusions préliminaires des inspecteurs, remises le 16 septembre au secrétaire général de l'ONU après un massacre à l'arme chimique attribué au régime syrien par les Occidentaux.

La mission avait alors « recueilli des preuves flagrantes et convaincantes de l'utilisation d'armes chimiques contre des civils, dont des enfants, à une échelle relativement large dans la région de la Ghouta de Damas le 21 août ».

Le gouvernement syrien, qui a toujours nié sa responsabilité dans ces attaques, avait accusé l'opposition d'avoir eu recours à l'arme chimique à Khan Al-Assal, Jobar, Achrafié Sahnaya et Bahhariyé.

En vertu d'un accord américano-russe, en septembre dernier, et d'une résolution votée à l'ONU, tout l'arsenal chimique syrien doit être détruit avant le 30 juin 2014.

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