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12/12/2013 01:38 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Burkina Faso: Compaoré évoque un possible référendum pour modifier la loi limitant les mandats présientiels

Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré a évoqué jeudi l'idée d'un référendum pour modifier un article de la Constitution burkinabè limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, qui l'empêcherait de participer à l'élection de 2015.

"Si les acteurs ne s'accordent pas sur la question de l'article 37 (relatif au nombre de mandats du Chef de l'Etat, NDLR), le recours au référendum est possible", a estimé Blaise Compaoré lors d'une conférence de presse, au lendemain du 53e anniversaire de l'indépendance du Bukina Faso, ex Haute-Volta.

"La Constitution n'interdit pas de modifier l'article 37. On peut laisser l'arbitrage au peuple souverain, qui est la référence suprême qu'il faut consulter pour trancher les questions essentielles", a-t-il observé.

Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987 par un coup d'Etat, a effectué deux septennats (1991 et 1998), avant qu'un amendement modifiant la durée du mandat présidentiel ne lui permette d'être élu pour deux nouveaux quinquennats (2005 et 2010).

A la tête du Burkina Faso depuis 26 ans, le président se montre très flou quant à sa volonté de se présenter une nouvelle fois à la charge suprême.

"Je n'y pense pas. 2015 est encore loin", a répondu M. Compaoré, interrogé sur le sujet jeudi, ajoutant qu'il se prononcerait "en temps opportun".

Le chef de l'Etat a par ailleurs confirmé que le Sénat burkinabè serait "bel et bien mis en place", même s'il "ne (saurait) dire quand", car cette institution est une "prescription de la constitution" et qu'elle fait "consensus", a-t-il justifié.

L'opposition, la société civile et les syndicats sont pourtant vent debout contre l'installation de cette chambre haute, soupçonnant le président Compaoré, par son entremise, de modifier plus facilement l'article 37 de la constitution.

Mi-septembre, l'Eglise catholique a fait savoir qu'elle ne siègerait pas au Sénat, alors que la loi de mai 2013 constituant cette chambre accorde des sièges aux acteurs religieux, syndicaux ou encore au patronat.

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