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Tous les chocs à la tête causent des dommages, même sans commotion cérébrale

11/12/2013 04:04 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Tous les chocs à la tête subis pendant une saison de football ou de hockey semblent causer des dommages, même s'ils ne provoquent pas de commotion cérébrale, préviennent des chercheurs américains.

Ces chocs semblent notamment endommager la substance blanche du cerveau, qui joue un rôle de premier plan dans la transmission des signaux nerveux. Les capacités de mémoire et d'apprentissage seraient aussi touchées.

L'auteur de l'étude, le docteur Thomas W. McAllister, de la faculté de médecine de l'université de l'Indiana, a indiqué avoir découvert des différences importantes entre la substance blanche d'athlètes ayant pratiqué ces sports de contacts au niveau universitaire et celle d'athlètes ayant pratiqué des sports sans contacts.

Les changements observés à la substance blanche étaient aussi plus importants chez les sujets qui ont offert une performance étonnamment mauvaise lors de tests de mémoire et d'apprentissage, ce qui permet de croire à un lien entre la fréquence et l'intensité des coups, les changements à la substance blanche, la mémoire et les capacités de raisonnement, a-t-il dit.

L'étude portait sur 80 joueurs de hockey et de football universitaire n'ayant jamais subi de commotion cérébrale, et 79 athlètes impliqués dans des sports non violents comme l'athlétisme ou le ski de fond. Les joueurs de hockey et de football ont porté des casques permettant de mesurer l'impact des coups reçus à la tête.

Les participants se sont soumis à une scintigraphie cérébrale, et à des tests de mémoire et d'apprentissage avant et après la saison. Au total, 20 pour cent des joueurs de hockey et de football et 11 pour cent des autres ont offert une performance inférieure aux attentes au terme de la saison. Les chercheurs ont noté dans ce groupe un changement dans la région du cerveau qui relie les deux hémisphères.

Le docteur McAllister s'est dit incapable de déterminer si ces changements sont permanents ou non.

L'étude est publiée dans le journal scientifique Neurology.

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