BIEN-ÊTRE

Stimuler le système immunitaire permettrait de soigner les tumeurs du cerveau, selon une étude canadienne

11/12/2013 11:44 EST | Actualisé 11/12/2013 11:44 EST
mathrock/Flickr

Malgré les efforts déployés par le monde médical, les personnes atteintes de glioblastome (la forme la plus agressive de tumeur du cerveau) ne survivent pas plus de quinze mois en moyenne. Moins de 5% des patients survivent au-delà  de cinq ans.

Mais une découverte de l'institut Hotchkiss de l'université de Calgary pourrait changer la donne. Publiée dans la revue Nature neuroscience, l'étude montre que les cellules immunitaires du cerveau (appelées «microglies»), endommagées par une tumeur, pouvaient être réactivées et la croissance de ladite tumeur ralentie.

«Bataille du cerveau»

«Dans cette étude, nous avons démontré pour la première fois que ces cellules sont endommagées dans les tumeurs de patients en vie», déclare Wee Yong, qui a dirigé l'étude. Les recherches montrent que la tumeur empêche les microglies de fonctionner correctement, ce qui permet aux cellules tumorales de proliférer et à la tumeur de grossir.

«Nous appelons cela la bataille du cerveau, au cours de laquelle les microglies essaient de détruire les cellules tumorales, indique Wee Yong. Mais au final, la tumeur met hors de service les microglies. On commence alors à voir de plus en plus de cellules tumorales, s'accompagnant d'une croissance plus rapide de la tumeur. Notre objectif a été de modifier le cours de la bataille en faveur du cerveau pour supprimer la tumeur.»

Car en plus d'avoir découvert le combat qui se livrait entre microglies et cellules tumorales, les chercheurs auraient aussi découvert un traitement efficace. Son nom? L'amphotéricine B (AmpB), déjà utilisée cliniquement pour le traitement des infections fongiques du cerveau et de la moelle épinière.

Lors d'essais cliniques effectués sur des animaux, l'AmpB aurait permis de réactiver les microglies, restaurant ainsi le mécanisme immunitaire du corps et freinant la croissance de la tumeur.

Ces recherches ont déjà attiré l'attention de neurochirurgiens éminents, dont James Rutka, qui a déclaré à leur sujet: «Cela montre qu'un médicament disponible sur le marché pourrait constituer un traitement efficace d'un cancer bien souvent mortel.»

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