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Probation d'un an pour avoir brutalement agressé un compétiteur

11/12/2013 03:23 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

Un entrepreneur en construction très prospère de Lavaltrie vient de recevoir sa peine pour une agression brutale à l'endroit d'un de ses compétiteurs survenue en octobre 2010.

Un Texte d'Isabelle Richer

Marc Saulnier, dont le nom a été plusieurs fois évoqué lors des travaux de la commission Charbonneau, notamment en raison de ses liens avec des membres des Hells Angels, devra se soumettre à une ordonnance de probation pour une durée d'un an. L'homme d'affaires devra effectuer 75 heures de travaux communautaires.

Le juge Pierre Labelle a dénoncé l'attaque sournoise à laquelle s'est livré Marc Saulnier le 15 octobre 2010 au centre Bell lors d'un gala de boxe.
Au cours de cette soirée, Saulnier a croisé un de ses compétiteurs en affaires, Patrick Major. Sans avertissement, Marc Saulnier a asséné un coup de poing au visage de la victime. L'homme a subi plusieurs fractures et a dû se soumettre à deux interventions chirurgicales. Il en conserve d'ailleurs des séquelles, trois ans plus tard.

Patrick Major a porté plainte contre son agresseur et il a aussi déposé une poursuite civile pour réclamer des dommages.

La poursuite a été réglée à l'amiable il y a peu de temps et depuis, la victime souhaitait retirer sa plainte criminelle contre Marc Saulnier.
Cependant, d'autres témoins avaient assisté à l'événement et pouvaient témoigner des circonstances de l'agression. Parmi les témoins de la scène l'enquêteur Stephan Cloutier du SPVM, qui se trouvait sur place au moment des événements.

L'enquêteur Cloutier est un spécialiste des motards criminels qui a témoigné le mois dernier à la commission Charbonneau.

Marc Saulnier a finalement reconnu sa culpabilité, le 22 octobre dernier, à une accusation de voies de fait ayant causé des lésions.

Il souhaitait que le tribunal lui accorde une absolution inconditionnelle afin de ne pas nuire à ses déplacements à l'étranger pour le compte de ses entreprises.
La cour a toutefois jugé qu'un tel geste devait être dénoncé et que la société ne peut tolérer qu'on se livre à une attaque sournoise et non provoquée sans en subir les conséquences. La cour a donc refusé de se rendre à la suggestion du délinquant.

Par ailleurs, Marc Saulnier a aussi fait parler de lui à la commission Charbonneau puisqu'il a embauché Louis-Pierre Lafortune, l'ex-vice-président de Grues Guay qui subit présentement son procès pour gangstérisme et blanchiment d'argent. Louis-Pierre Lafortune a conclu son témoignage à la commission Charbonneau mardi après-midi, au terme de 6 jours d'interrogatoire. Son témoignage est frappé d'une ordonnance de non- publication pour le moment.

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