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« On s'attend à plus de Daniel » - Therrien

11/12/2013 01:46 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

Les réflecteurs seront braqués sur Daniel Brière, jeudi soir à Philadelphie, mais on devine que l'attaquant du Canadien souhaitait revenir à son ancien aréna dans de meilleures dispositions.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Déjà que l'attaquant a vu son temps de glace dégringoler dernièrement, voilà que son entraîneur n'a pas caché son insatisfaction à son égard.

« On s'attend à plus de Daniel, définitivement », a dit un Michel Therrien d'humeur massacrante, après l'entraînement de mercredi, dans un point de presse express de 150 secondes.

Brière avait pourtant semblé débloquer à l'attaque à son retour au jeu après sa commotion cérébrale du début de la saison. Il a totalisé six points en neuf matchs en novembre. Mais en cinq matchs depuis ce temps, il a été utilisé moins de 10 minutes à trois reprises. Son temps d'utilisation de 6 min 29 s, samedi, était d'ailleurs son plus bas depuis 2001.

Et depuis le début de la saison, Brière joue en moyenne 12 min 45 s, soit plus de trois minutes de moins que ses 16:04 de la saison dernière à Philadelphie.

« Parfois, tu sens que tu joues bien, je faisais ce que j'avais à faire, a soutenu Brière. Mais des fois, les dés tombent et tu perds du temps de glace. Tu essaies de ne pas trop y penser. Les choses vont se replacer, il y a toujours des hauts et des bas. Tu essaies de te concentrer sur ce que tu fais de bien quand tu es là. Avant le match d'hier, ça allait très bien de ce côté. »

Entre deux chaises?

Certains diront que Brière a été victime du système de duos que Therrien a établi. En vertu de ce système, le tandem de Tomas Plekanec et Brian Gionta ainsi que celui de Max Pacioretty et David Desharnais demeurent soudés, mais l'ailier à leur côté peut varier. Ainsi, quand Brière jouait avec Gionta et Plekanec, on voyait parfois Travis Moen prendre sa place, notamment quand il y avait une avance à protéger.

Therrien a déjà évoqué ce système pour expliquer la faible utilisation de Brière, mais ne l'a pas fait mercredi. Le numéro 48 y voit quant à lui une piste de réponse.

« J'arrive de l'extérieur, a-t-il rappelé. Dès le début de la saison, tu essaies de trouver ta niche. Au début, je pensais que ça se ferait avec Pacioretty et David. On a connu un bon camp, mais on a seulement joué un match ensemble avant que Pax se blesse. Ensuite, ça allait super bien avec Pleky et Gio. Ce sont des choses que tu ne peux pas contrôler. »

Brière assure toutefois qu'il garde le moral.

« Oui, ça va. Je ne suis pas satisfait de mon match d'hier, comme les 19 autres joueurs. Mais avant ça, ça allait assez bien personnellement. »

Foule imprévisible

Et les retrouvailles avec Philadelphie dans tout ça? Ce n'est évidemment rien de comparable au retour de Jarome Iginla à Calgary, mardi. Mais Brière a tout de même passé six saisons à Philadelphie, où il a amassé 283 points en 364 matchs, mais surtout, 72 points en 68 rencontres éliminatoires, avant de voir son contrat être racheté l'été dernier.

Comme l'amateur de sport de Philadelphie est une créature particulière, sa réaction demeure imprévisible. Cette foule, rappelons-le, a déjà hué le père Noël et est généralement assez turbulente.

« On peut s'attendre au meilleur comme au pire, lance Brière, sourire en coin. Je n'y ai pas vraiment pensé. J'ai reçu toutes sortes d'accueil dans ma carrière, je suis prêt à faire face à n'importe quoi. »

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