NOUVELLES

L'avenir des petits marchés dans la LNH

11/12/2013 11:42 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

La création d'un plafond salarial dans la LNH avait pour objectif d'aider les équipes des petits marchés à nager dans les mêmes eaux que les équipes à gros revenus.Mais qu'est-ce qui se produit quand le plafond salarial augmente tellement que les Panthers de la Floride et les Predators de Nashville n'arrivent plus à suivre?

On prévoit déjà une augmentation du plafond à 71 millions de dollars US la saison prochaine et un plancher autour de 52 ou 53 millions. De plus, le nouveau contrat de droits télévisuels au Canada pourrait mener à une augmentation considérable du plafond salarial au cours des prochaines années.

Dans un avenir rapproché, les équipes de petits marchés auront un beau défi avec un plafond salarial qui pourrait rapidement dépasser les 80 millions de dollars.

« Nous devons suivre tout le monde, a déclaré le directeur général des Predators David Poile. Il y a beaucoup de facteurs à considérer dans tout ça. Il y a le partage des revenus pour les équipes comme la nôtre et pour nous, ça fonctionne. »

Le partage des revenus devrait aider, tout comme une nouvelle technique afin de calculer le plafond et le plancher salarial : déterminer un point médian et aller 15 pour cent plus haut et 15 pour cent plus bas. En théorie, cela devrait limiter la disparité entre les équipes.

Poile a bien raison de pointer du côté du partage des revenus pour les équipes qui ne se remplissent pas les poches, mais son homologue chez les Stars de Dallas, Jim Nill, a tout de même certaines réserves.

« Chaque entreprise, chaque équipe doit évaluer son modèle d'entreprise et voir où cadre le partage des revenus. Comment ça se situe dans votre schéma? C'est aussi quelque chose de nouveau, a rappelé Nill. Nous allons devoir analyser tout ça et aller de l'avant ensuite. »

Le fait que les salaires augmentent est un signe que les propriétaires font aussi plus d'argent. Et un peu de stabilité n'est pas une mauvaise nouvelle.

Les équipes qui pourraient voir leurs chances de rester compétitifs diminuer, alors que les Maple Leafs, les Rangers de New York et les Flyers de Philadelphie de la LNH pourront dépenser de plus en plus, y voient quand même du positif.

« En bout de ligne, nos revenus augmentent, donc tout est relatif, a déclaré le directeur général des Hurricanes de la Caroline Jim Rutherford. Au fil des années, quand vos dépenses sont collées au plafond, vous avez un avantage. Mais ce n'est pas nécessairement toujours le cas. »

Rutherford a indiqué qu'au fur et à mesure que les Hurricanes recevront plus de revenus de la LNH, ils auront « une responsabilité en tant qu'équipe » d'en générer plus. Si c'est effectivement le cas, la LNH connaîtra un essor encore plus important. Présentement, l'avenir semble donc plutôt rose.

PLUS:rc