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Bergeron clame l'indépendance de l'enquête sur de hauts gradés de la SQ

11/12/2013 01:03 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, ne remet pas en doute l'indépendance de l'enquête pour fraude portant sur trois anciens hauts gradés de la Sûreté du Québec (SQ). Les trois personnes concernées sont l'ancien directeur général de la SQ, Richard Deschênes, et deux ex-directeurs généraux adjoints aux enquêtes criminelles, Jean Audette et Steven Chabot.

On apprenait mercredi dans le Journal de Montréal que l'un des enquêteurs chargés de l'investigation, qui se voulait indépendante du corps policier concerné, a des liens étroits avec le nouveau directeur général de la SQ, Mario Laprise, et pourrait donc être en conflit d'intérêts.

« Je n'ai pas de raison de douter du caractère judicieux de cette enquête », a indiqué le ministre en point de presse.

Le ministre Bergeron a expliqué qu'après avoir appris par Mario Laprise qu'il y avait eu des manipulations douteuses dans un fonds spécial de la SQ, il avait lui-même demandé au sous-ministre de la Sécurité publique de constituer une équipe indépendante d'enquêteurs « pour aller au fond des choses ».

M. Bergeron affirme que le sous-ministre a choisi les personnes qu'il estimait les plus compétentes, soit cinq anciens enquêteurs de la GRC, un ancien enquêteur du service de police de Montréal, et l'enquêteur remis en cause, Bruno Beaulieu, ancien enquêteur de la SQ.

Le ministre a souligné que le sous-ministre était au courant des liens entre Mario Laprise et Bruno Beaulieu, qui sont amis et partenaires d'affaires, mais qu'il a estimé que ceux-ci n'étaient pas un problème.

« M. Beaulieu était la personne toute désignée dans ce dossier, étant donné qu'il connaissait parfaitement le mécanisme de gestion du fonds lié aux dépenses secrètes et en raison de son expertise reconnue et indiscutable en crime majeur et en fraude », selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique.

Par ailleurs, le ministre Bergeron a noté que l'enquête était maintenant terminée et qu'il revenait maintenant au Directeur des poursuites criminelles et pénales de décider, selon la preuve, s'il va ou non déposer des accusations criminelles contre les trois hauts gradés de la SQ.

« Ces liens [entre Mario Laprise et Bruno Beaulieu] n'ont jamais constitué un problème ou une contre-indication dans le choix du ministère. Je ne vois pas pourquoi ça constituerait une contre-indication pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales. Cela dit, c'est à lui d'en juger », a déclaré M. Bergeron.

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