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Rosetta enverra des photos d'une comète en mai et s'y posera en novembre

10/12/2013 07:10 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

BERLIN - L'Agence spatiale européenne (ESA) s'attend à ce que la sonde Rosetta puisse transmettre ses premières images de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko en mai prochain.

La sonde chasseuse, qui a été lancée dans l'espace en 2004, est présentement dans une veille dont elle sortira bientôt, le 20 janvier, afin de poursuivre son voyage spatial.

Après le réchauffement de ses instruments de navigation, elle pointera son antenne principale vers la Terre avant de pourchasser la comète, qui a été découverte en 1969.

L'Agence spatiale soutient que si tout se déroule comme prévu, la sonde Rosetta pourra se poser sur la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko au mois de novembre prochain.

«Imaginez-vous essayer d'atterrir en parachute au sommet d'une montagne», a dit Paolo Ferri, de l'Agence spatiale européenne.

Rosetta est composée d'un orbiteur et d'un atterrisseur. Sa mission permettra de livrer sur la comète des informations sur sa gravité, sa masse, sa forme et son atmosphère gazeuse, notamment. Son étude pourrait aussi permettre de déterminer si les comètes sont à l'origine de l'eau qu'on retrouve sur Terre.

Rosetta a déjà passé près de 10 ans dans l'espace. Elle a eu besoin de deux rendez-vous avec la Terre et d'un avec Mars pour être catapultée à une vitesse suffisante pour lui permettre de rattraper la comète de quatre kilomètres de diamètre, qui orbite le Soleil à une vitesse de près de 100 000 kilomètres/heure.

Les chercheurs ont profité de son sommeil des deux dernières années pour tenter de résoudre deux problèmes: un mauvais fonctionnement d'une roue utilisée pour faire tourner la sonde et une fuite d'hélium qui pourrait interférer avec ses propulseurs. Les ingénieurs auraient réussi à trouver des solutions.

«Ça nous complique la vie», a reconnu M. Ferri.

La sonde enverra des photographies de la surface de la comète et cherchera à analyser son sol.

Les scientifiques ne savent pas encore exactement où l'atterrisseur Philae se posera sur la comète. Chose certaine, il s'y attachera avec un harpon puisque la gravité de la comète est très faible.

Les chercheurs salivent d'anticipation, puisque les comètes sont demeurées essentiellement inchangées depuis la naissance de l'univers.

«C'est une capsule témoin qui attend d'être ouverte depuis 4,6 milliards d'années», a dit un autre dirigeant de l'ESA, Mark McCaughrean.

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