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Muskrat Falls: Terre-Neuve-et-Labrador pourra emprunter 5 milliards $ sur 40 ans

10/12/2013 05:18 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

SAINT-JEAN, - Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador empruntera 5 milliards $ sur une période de 40 ans pour aider à financer le projet hydroélectrique Muskrat Falls, a affirmé mardi la première ministre Kathy Dunderdale, en annonçant la conclusion de la garantie de prêt du fédéral.

Mme Dunderdale en a fait l'annonce, mardi soir, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée législative provinciale à Saint-Jean.

La première ministre a parlé d'un projet de 7,7 milliards $ porteur d'une «vision formidable», faisant valoir que la province serait à terme alimentée pratiquement à 100 pour cent par des énergies renouvelables.

Elle a affirmé que la conclusion de la garantie de prêt du fédéral résultera en plus de 1 milliard $ en économies par l'entremise de plus faibles taux d'intérêt et permettra au gouvernement provincial de contracter un prêt de 5 milliards $ pour le projet à être remboursé sur 40 ans à un taux de 3,8 pour cent.

Les promoteurs ont écarté un obstacle majeur le mois dernier avec l'approbation par la Commission des services publics et d'examen de la Nouvelle-Écosse de la proposition amendée de l'entreprise Emera pour le Lien maritime. Ce projet de câble sous-marin de 1,5 milliard $ permettrait d'expédier l'hydroélectricité du projet Muskrat Falls vers la Nouvelle-Écosse.

Le premier ministre Stephen Harper a annoncé la garantie de prêt à Muskrat Falls il y a un an, requérant que les partenaires en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador demeurent investis dans le processus.

Il s'agit d'une coentreprise entre Nalcor Energy, société d'État de Terre-Neuve-et-Labrador, et Emera (TSX:EMA), société de services publics de la Nouvelle-Écosse.

Muskrat Falls sera en mesure de générer jusqu'à 824 mégawatts d'électricité, avec un démarrage prévu en 2017.

Le projet continue de susciter des manifestations d'opposition de la part de Premières Nations au Labrador, de même que des contestations judiciaires.

Le Québec qualifie l'aide fédérale de déloyale, compte tenu que le Québec a assumé seul le coût total de ses installations hydroélectriques et que la garantie de prêt d'Ottawa amènerait une distorsion des prix sur le marché de l'électricité.

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