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La violence se propage à l'Université du Caire, en Égypte

10/12/2013 01:16 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Les forces de l'ordre égyptiennes ont utilisé des gaz lacrymogènes, mardi, pour disperser les étudiants qui manifestaient devant l'Université du Caire en faveur du président islamiste déchu.

À l'autre bout de la ville, les étudiants de l'université islamique Al-Azhar, dans la partie orientale du Caire, se querellent sporadiquement avec la police depuis dimanche, alors qu'ils réclament la libération de 20 camarades arrêtés et mis en accusation pour avoir manifesté contre le gouvernement appuyé par l'armée.

Mardi, trois organisations humanitaires internationales et dix groupes égyptiens ont demandé au gouvernement de mettre sur pied une commission d'enquête sur la répression policière. Ils ont aussi réclamé une refonte en profondeur des agences de sécurité qui ont rarement été tenues de justifier leur recours à la force.

Au lendemain des affrontements et des arrestations à Al-Azhar, les étudiants de l'Université du Caire ont affronté les forces de l'ordre quand ils ont tenté de quitter le vaste campus pour se rendre jusqu'à une intersection qui relie le secteur universitaire à un quartier commercial achalandé.

Un responsable de la sécurité affirme que les étudiants ont lancé des sacs de plastique remplis d'eau aux policiers, en plus de scander des slogans hostiles à la police et à l'armée. Les forces de l'ordre ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes, en bloquant l'accès à l'université avec des barbelés et en déployant des blindés.

Un représentant étudiant affirme qu'au moins quatre manifestants ont été blessés. Des affrontements plus modestes sont également rapportés dans deux universités de la ville d'Assiout, dans le sud du pays.

De leur côté, Amnesty International, Human Rights Watch et certains des plus importants groupes égyptiens de défense des droits de la personne ont déploré que la mort de 1330 personnes depuis le départ du président Mohamed Morsi n'ait jamais fait l'objet d'une enquête. Ils ont notamment affirmé que la mort d'un millier de personnes le 14 août, au Caire, constitue «le pire massacre de l'histoire récente de l'Égypte».

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