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Deux ex-employées d'un CHSLD de Saint-Lambert devant la justice

10/12/2013 12:20 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST

Deux anciennes employées d'un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Saint-Lambert, en Montérégie, doivent comparaître mardi, au palais de justice de Longueuil, en lien avec une plainte pour maltraitance à l'endroit d'une résidente de 87 ans.

Les femmes de 46 et 51 ans respectivement font face à des accusations de voies de fait graves, de trafic de stupéfiants et d'avoir administré une substance dangereuse pour la santé, selon le Service de police de l'agglomération de Longueuil.

« Nous avons fait l'analyse de ces vidéos et nous avons eu des motifs raisonnables de croire que ces deux femmes s'étaient livrées à des voies de fait graves sur la victime. Lors de l'enquête, nous avons découvert qu'il y avait du trafic de stupéfiants par rapport à ces deux femmes et qu'elles avaient administré une substance délétère à la victime, probablement des médicaments », a indiqué le porte-parole de la police, Mark David, en entrevue à La Presse Canadienne.

Les faits sont survenus en juillet dernier au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-golf. La résidente est morte deux mois plus tard.

La plainte pour maltraitance n'a cependant été déposée que le 21 novembre dernier. Le 27 novembre, les enquêteurs ont fait une perquisition au CHSLD et saisi des vidéos. Les arrestations sont survenues lundi, dans la foulée de l'analyse des vidéos.

« L'enquête est toujours en cours par rapport à deux aspects : nous vérifions s'il y a d'autres victimes et, deuxièmement, pour déterminer si le décès de la victime de 87 ans est lié aux blessures qu'elle a subies lors des voies de fait graves ou non. Nous ne le savons pas encore », a expliqué Mark David.

Propriété du Groupe Savoie, Saint-Lambert-sur-le-golf est le premier CHSLD réalisé en partenariat public-privé. Il fait partie du réseau des Résidences Soleil.

La présidente du conseil d'administration du CHSLD, Nathalie Savoie, a fait part de sa préoccupation et assuré que l'établissement n'avait pas été négligent. « Les gens de nos ressources humaines sont très vigilants, très rigoureux, mais malgré tout il y a des gens qui peuvent se faufiler, a-t-elle dit à La Presse Canadienne. Peu importe que ce soit dans le réseau privé ou dans le réseau public, on n'a qu'à se rappeler de malheureuses expériences qui sont arrivées dans différents hôpitaux, dans différents CHSLD publics pour se rendre compte très rapidement que, malheureusement, il n'y a aucune organisation qui est à l'abri de ça, malgré toutes les précautions qu'on peut prendre. »

Mme Savoie a rappelé que puisque ce CHSLD est le seul PPP en opération, il est suivi de près et doit répondre à des critères et exigences du ministère de la Santé et de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie. « Nous sommes assujettis aux mêmes contrôles que n'importe quel CHSLD public. On parle ici de visites aléatoires, de visites ministérielles, de visites de l'Ordre des infirmières du Québec, de visites d'agrément et ainsi de suite », a-t-elle expliqué.

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