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Un haut responsable estime que les révélations sur la surveillance sont erronées

09/12/2013 09:01 EST | Actualisé 08/02/2014 05:12 EST

OTTAWA - Le commissaire du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC) affirme que plusieurs révélations récentes au sujet du réseau de surveillance du Groupe des cinq sont prises hors contexte par les médias.

Jean-Pierre Plouffe, qui est chargé d'examiner les activités du CSTC, estime que les révélations diffusées dans les médias sont souvent erronées.

M. Plouffe a déclaré aux sénateurs du comité sur la sécurité nationale et la défense, lundi, qu'il voulait clarifier ces informations afin qu'elles ne soient plus considérées comme des mythes.

Edward Snowden, un ancien consultant de la National Security Agency (NSA), l'équivalent américain du CSTC, fait les manchettes presque jour avec ses révélations sur les pratiques de surveillance du gouvernement américain.

Les documents révélés par Edward Snowden suggèrent que le Canada a aidé les États-Unis et le Royaume-Uni a espionner des participants du sommet du G20 à Londres en 2009.

D'autres documents indiquent que le CSTC a déjà surveillé le ministère brésilien des Mines et de l'Énergie.

Récemment, à la Chambre des communes, le chef de l'opposition, Thomas Mulcair, a pressé le gouvernement de dire si le CSTC ou toute autre entité au sein du gouvernement canadien a autorisé la NSA à espionner sur le territoire canadien.

Mais M. Plouffe, qui a été nommé commissaire du CSTC en octobre, a semblé minimiser ces allégations.

«Les informations fournies par M. Snowden ont fait les manchettes, souvent de façon très sensationnelle», a-t-il dit aux sénateurs.

«Malheureusement, cette information est souvent présentée hors contexte, ce qui a pour résultat de créer de la désinformation. Alors l'un des principaux objectifs de mon bureau est d'aider à clarifier cette information et de la corriger si nécessaire afin qu'elle ne soit plus propagée comme un mythe.»

Le CSTC dispose d'un budget de plus de 400 millions $ et compte plus de 2000 employés dont des mathématiciens, des cryptographes, des linguistes et des experts de la programmation informatique. L'organisme est un membre de premier plan du Groupe des cinq, un réseau de surveillance qui comprend aussi les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

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