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Le sauvetage de General Motors a coûté 10,5 milliards $ à Washington

09/12/2013 05:36 EST | Actualisé 08/02/2014 05:12 EST

DÉTROIT - Le gouvernement américain a perdu 10,5 milliards $ US dans le cadre de son opération de sauvetage de General Motors, mais il affirme quand même que l'alternative aurait été pas mal pire.

Le secrétaire du Trésor des États-Unis, Jacob Lew, a annoncé lundi que le gouvernement avait vendu ses dernières actions du constructeur automobile de Detroit.

Washington a reçu 912 millions d'actions de GM, ou une participation de 60,8 pour cent, en échange d'une aide financière de 49,5 millions $ US durant la crise financière de 2008 et 2009. Il a récupéré 39 millions $ US de cette somme, ce qui signifie que l'opération a coûté un peu plus de 10 milliards $ US aux contribuables.

M. Lew a cependant affirmé que le sauvetage du constructeur était nécessaire pour préserver un million d'emplois et empêcher l'effondrement de l'industrie américaine de l'automobile.

Plus tôt en journée, le président de GM en Amérique du Nord, Mark Reuss, a affirmé à des reporters à Warren, au Michigan, que la sortie du gouvernement ferait augmenter les ventes, en particulier celles de camionnettes.

GM a à maintes reprises affirmé que les acheteurs se tenaient à l'écart de ses marques parce qu'ils s'opposaient à l'intervention du gouvernement dans les finances d'une entreprise privée. L'intervention de Washington a valu à GM le surnom de «Government Motors».

Le constructeur s'est retrouvé sous la protection de la loi sur les faillites en 2009 et a vu s'effacer la majeure partie de sa dette colossale, tandis que les détenteurs d'actions perdaient leurs investissements. Depuis, GM a été rentable pendant 15 trimestres de suite, ayant enregistré un bénéfice net de près de 20 milliards $ US grâce à de solides nouveaux produits et des ventes en hausse en Amérique du Nord et en Chine.

La société a également investi 8,8 milliards $ US dans ses installations américaines et a embauché quelque 3000 travailleurs, portant ses effectifs à 80 000 personnes aux États-Unis.

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