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L'armée syrienne reprend une ville stratégique au 1000e jour de la guerre

09/12/2013 03:57 EST | Actualisé 08/02/2014 05:12 EST

DAMAS, Syrie - L'armée gouvernementale syrienne a repris le contrôle, lundi, d'une ville auparavant tenue par les rebelles le long d'une importante route reliant le nord et le sud du pays, par laquelle doivent transiter les armes chimiques vers un port d'où elles seront acheminées en vue de leur destruction par la communauté internationale.

Le gouvernement syrien coopère avec les inspecteurs internationaux, et la prise de la ville de Nabek pourrait faciliter le transfert des stocks d'armes chimiques.

Mais le chef de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a prévenu que la détérioration de la situation en Syrie pourrait rendre difficile le respect de l'échéancier du 31 décembre pour retirer du pays les armes chimiques les plus toxiques.

L'armée syrienne a lancé une vaste offensive dans la région montagneuse de Qalamoun, près de la frontière libanaise, et a repris le contrôle d'une série de villes et de villages dans les régions près de l'autoroute qui relie Damas, la capitale, à Homs, dans le nord.

La route est considérée comme un lien de première importance entre la capitale, le nord de la Syrie et des bastions de partisans du régime dans le nord-ouest du pays, le long de la côte méditerranéenne.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a indiqué, la semaine dernière, qu'elle pourrait utiliser cette route pour transporter les armes chimiques vers le port de Lattaquié, d'où les armes seront ensuite transportées en vue de leur destruction à l'étranger ou en mer.

Les troupes syriennes ont rouvert l'autoroute dimanche, près de 20 jours après sa fermeture à cause des combats. Lundi, les médias officiels syriens ont annoncé que les forces du président Bachar el-Assad avaient repris le plein contrôle de Nabek, qui se trouve en bordure de l'autoroute. Des combattants libanais issus des rangs du Hezbollah ont aidé les soldats syriens.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, Rami Abdurrahman, a confirmé que les forces gouvernementales contrôlaient maintenant Nabek, à l'exception d'une poche de résistance dans une petite zone de l'est de la ville. Il a précisé que même si l'autoroute est maintenant entièrement contrôlée par le gouvernement, il n'est pas impossible qu'elle soit visée par les combattants de l'opposition.

En Norvège, le chef de l'organisation qui dirige la mission visant à détruire l'arsenal chimique syrien a affirmé lundi qu'il pourrait y avoir des délais dans le transport des armes chimiques les plus toxiques hors du territoire syrien. Ahmet Uzumc, directeur général de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, a déclaré que la date du 31 décembre «sera assez difficile à respecter».

Néanmoins, M. Uzumc s'est dit persuadé que toutes les armes chimiques syriennes seraient détruites d'ici la mi-2014, comme prévu.

M. Uzumc se trouvait à Oslo, la capitale norvégienne, afin de recevoir le prix Nobel de la paix au nom de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, mardi.

L'opposition syrienne a souligné lundi le 1000e jour depuis le début du soulèvement contre le régime syrien, en mars 2011. Depuis le début de la guerre, plus de 120 000 personnes ont été tuées, selon l'Observatoire, et des millions de Syriens ont été forcés de se réfugier loin de chez eux.

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