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La première ministre de l'Ontario s'excuse pour des mauvais traitements allégués

09/12/2013 04:56 EST | Actualisé 08/02/2014 05:12 EST

TORONTO - La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a présenté les excuses de la province, lundi, pour les mauvais traitements infligés à des centaines de pensionnaires d'une institution, aujourd'hui fermée, qui accueillait des personnes handicapées par un retard de développement.

Mme Wynne a formellement offert ses excuses à l'Assemblée législative de l'Ontario, lundi après-midi, pour ce qui est survenu au Centre régional de la Huronie, situé à Orillia.

Elle a fait valoir que la province avait rompu le lien de confiance avec certains de ses résidants les plus vulnérables en les exposant à la négligence et aux abus au sein même d'un système destiné à leur offrir de meilleurs soins.

Ces excuses s'inscrivent dans le cadre d'un règlement à l'amiable de 35 millions $ approuvé la semaine dernière dans un recours collectif intenté contre le gouvernement provincial relativement aux traitements infligés au Centre régional de la Huronie.

L'entente a été conclue en septembre, quelques heures avant le début des procédures.

Bien que quelques anciens pensionnaires se soient opposés à une entente qu'ils ont jugé inadéquate, plusieurs ont exprimé le soulagement de voir leurs souffrances être finalement prises en compte.

«Pour plusieurs générations, et sous divers gouvernements, bien trop de ces hommes, femmes, enfants et leurs familles ont été blessés profondément, et continuent de présenter les cicatrices et les conséquences de cette période», a dit Mme Wynne, qui avait précédemment serré les mains de certains anciens pensionnaires dans la tribune réservée au public.

«Ils ont été séparés de leur famille et dérobés de leur potentiel, leur confort, leur sécurité et leur dignité», a indiqué la première ministre. Et bien qu'il y ait eu un virage majeur dans les services aux personnes présentant des retards de développement, il reste du travail à faire, a ajouté Mme Wynne.

Le recours collectif concernait les personnes admises au centre entre 1945 et 2009, et alléguait que les pensionnaires avaient subi des abus et des humiliations au quotidien dans un établissement surpeuplé.

Le règlement soudain de l'affaire signifie que les témoins ne seront pas appelés à raconter leur cauchemar devant le tribunal, et certains craignent que la sombre histoire de cet établissement retombe maintenant dans l'oubli.

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