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Des milliers de personnes attendues pour la cérémonie en mémoire de Mandela

09/12/2013 11:43 EST | Actualisé 08/02/2014 05:12 EST

LE CAP, Afrique du Sud - Des ouvriers s'affairaient lundi autour du stade de Soweto, à Johannesburg, où aura lieu mardi une cérémonie commémorative en hommage à l'ancien président Nelson Mandela.

Près d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement sont attendus au stade FNB, qui peut accueillir 95 000 personnes. Ce stade a aussi été le théâtre de la dernière apparition publique de M. Mandela, lors des cérémonies de clôture de la Coupe du monde de football, en 2010.

Des milliers de policiers seront déployés pour diriger la circulation automobile, protéger les participants et venir en aide aux gardes du corps des dignitaires, a indiqué un porte-parole de la police sud-africaine, le lieutenant-général Solomon Makgale.

«Nous serons sur place pour nous assurer que les gens puissent rendre un dernier hommage dans un environnement sûr», a-t-il dit à l'Associated Press.

M. Makgale a ajouté qu'un groupe de policiers, diplomates et agents du renseignement planchait sur la tenue de la cérémonie et communiquait avec l'entourage des délégations étrangères qui sont attendues.

Lundi, des équipes s'affairaient à couper la pelouse devant le stade pendant qu'à l'intérieur, des ouvriers installaient des vitres pare-balles pour protéger la tribune où des dignitaires, comme le président américain Barack Obama, prendront la parole.

Les anciens présidents américains George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter sont également attendus. Le premier ministre britannique David Cameron, la présidente brésilienne Dilma Rousseff et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, assisteront aussi à la cérémonie.

Le premier ministre canadien, Stephen Harper, sera accompagné des ex-premiers ministres Brian Mulroney, Jean Chrétien et Kim Campbell, de même que du chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, de l'ex-gouverneure générale Michaelle Jean et du chef de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo.

«Que nous ayons 10 chefs d'État ou 100, nous avons la capacité et les moyens de faciliter leurs déplacements», a dit M. Makgale.

Même si les autorités semblent accorder une grande importance à la sécurité, un journaliste de l'Associated Press a pu pénétrer sans problème dans le stade lundi, à l'aide d'une simple carte de presse émise en Europe. Des agents de sécurité sont intervenus au bout de quelques minutes pour expulser les reporters.

Les routes seront fermées dans un rayon de plusieurs kilomètres autour du stade et les spectateurs devront marcher ou emprunter les transports en commun pour s'y rendre. Des stades voisins seront équipés d'écrans géants pour accommoder le surplus de participants.

Le ministre Collins Chabane a expliqué aux journalistes, lundi, qu'il était impossible de prédire combien de gens se déplaceront pour la cérémonie.

«Quand nous constaterons que les foules sont impossibles à gérer, alors nous fermerons l'accès aux lieux», a-t-il affirmé.

Le Parlement sud-africain a rendu hommage au premier président noir du pays à l'occasion d'une session spéciale, lundi au Cap. Des membres de la famille Mandela étaient sur place pour y assister.

Le vice-président de l'Afrique du Sud, Kgamela Motlanthe, a déclaré que le décès de M. Mandela avait provoqué un vaste sentiment de tristesse à travers le monde. Il a ajouté que M. Mandela appartenait à toute la planète.

Dimanche, un ami de la famille a révélé que Nelson Mandela était décédé entouré des proches et de ses médecins, et qu'il n'était pas maintenu en vie artificiellement au moment de sa mort.

Le héros de la lutte contre l'apartheid est décédé jeudi à l'âge de 95 ans.

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