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« Traces » à la TOHU : le succès mondial revient à Montréal (ENTREVUE/VIDÉO)

09/12/2013 10:39 EST | Actualisé 08/02/2014 05:12 EST

Après avoir été présenté devant près de 800 000 spectateurs, dans plus de 200 villes à travers le monde, dont Londres, Paris, New York, Barcelone et Moscou, le spectacle le plus reconnu des 7 Doigts de la main, Traces, revient à Montréal du 17 au 31 décembre à la TOHU.

Classé en 2011 parmi les 10 spectacles à ne pas manquer par le TIME Magazine, Traces semble se démarquer des autres créations, la plupart du temps acclamées, de la troupe circassienne. « Au-delà du très haut niveau des acrobates, je crois que la force de Traces s'explique par le fait que les artistes parlent directement au public de leurs vraies histoires, raconte Gypsy Snider, coconceptrice du spectacle avec Shana Carroll. Dans chaque pays, on dirait que les gens se sentent complètement impliqués dans ce qu'ils voient. »

Alors qu'un désastre planétaire approche, les sept acrobates se regroupent pour affronter la fin, convaincus que la force de leur création, leur complicité et la poésie de leurs acrobaties sont les seuls moyens d'empêcher la destruction.

Portés par l'énergie du désespoir, ils expriment leurs désirs avec le dessin, la musique et la haute voltige, soulevés par un élan de survie qui les amène à prendre de plus grands risques acrobatiques. « Dès le premier numéro, qui est un accident de voiture - ou l'équivalent d'une naissance ou d'un Big Bang - ils arrivent sur scène avec violence. La chorégraphie est hyper précise, même si les acrobaties ont l'air hors de contrôle. Ça fait un peu kamikaze. À la fin du numéro, ils sont à bout de souffle et complètement trempés. Ils doivent changer de t-shirt sur scène deux ou trois pendant le spectacle, pour éviter de glisser sur leur sueur. »

Depuis sa grande première en 2006, Traces a vu passer plusieurs artistes, auxquels les concepteurs ont toujours voulu s'adapter. « Il y a des moments piliers dans le spectacle qui n'ont pas changé, mais chaque artiste apporte sa couleur : un acrobate sera plus drôle qu'un autre qui était intense et sérieux, alors qu'un artiste d'une autre origine aura une perception différente sur la vie et la société. On a aussi de nouvelles disciplines de cirque : des numéros de diabolo, de sangle aérienne et d'équilibre qui s'ajoutent à la planche sautoir, au numéro de mains à mains, aux deux mats chinois et à celui des anneaux chinois, qui est l'un de mes préférés. »

Alors que le spectacle met de l'avant la notion de carpe diem et le désir incontournable de laisser sa trace dans le monde, Gypsy Snider est convaincu que les 7 Doigts de la main réussissent à laisser la leur en se concentrant d'abord et avant tout sur la condition humaine. « Nos acrobaties ne sont pas créées uniquement pour impressionner. Ce n'est pas seulement une histoire de sauts périlleux et de saltos. Il faut un sens à tout ce qu'on fait. Je crois que c'est la trace que nous laissons et que nous continuons de réinventer année après année. »

« Traces » sera présenté à la TOHU du 17 au 31 décembre 2013. Plus de détails ici.