POLITIQUE

La SPGQ se dote d'un fonds de grève

07/12/2013 05:03 EST | Actualisé 07/02/2014 05:12 EST
Agence QMI

QUÉBEC - Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a profité de son congrès pour mettre un terme à l'une de ses alliances.

Ses délégués ont choisi de ne pas reconduire l'entente liant le SPGQ au Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).

Avant ce vote, le SISP pouvait se targuer de regrouper 285 000 membres provenant non seulement du SPGQ mais aussi de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Selon le président du SPGQ, Richard Perron, son organisation ne voulait pas faire «un geste de rupture». Il a ajouté qu'elle cherchait plutôt à utiliser de manière optimale ses «effectifs limités».

M. Perron a expliqué que son syndicat ne compte qu'une quarantaine d'employés et qu'il ne pouvait se permettre de prêter certaines de ses ressources au SISP alors que des pourparlers majeurs se profilent à l'horizon.

Richard Perron a rappelé que les conventions collectives de ses membres doivent arriver à échéance en 2015 et que les négociations en vue de les renouveler s'annoncent cruciales.

Il a précisé qu'au cours des cinq prochaines années, pas moins de 17 500 fonctionnaires provinciaux prendront leur retraite. Pour regarnir ses rangs, l'État québécois devra offrir des conditions salariales alléchantes «afin d'attirer et de garder les meilleures» recrues disponibles.

M. Perron a lancé que cette lutte promet d'être relevée et que «[ses] membres lui ont demandé de concentrer [ses] énergies sur les rattrapages salariaux que doit avoir la catégorie des professionnels du gouvernement» provincial.

Pour être prêt à toutes les éventualités, le SPGQ a aussi fait le choix de se doter d'un fonds de grève à l'occasion de son congrès tenu à Québec entre jeudi et samedi.

INOLTRE SU HUFFPOST

Le meilleur et le pire du gouvernement Marois