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Thaïlande: la première ministre contestée se dit prête à démissionner

07/12/2013 11:18 EST | Actualisé 06/02/2014 05:12 EST

BANGKOK - La première ministre thaïlandaise a indiqué samedi qu'elle ne s'accrocherait pas au pouvoir, et qu'elle était prête à démissionner et dissoudre le Parlement si tous les partis s'entendent pour tenir de nouvelles élections.

Yingluck Shinawatra a toutefois admis que le leader des plus importantes manifestations anti-gouvernementales depuis plusieurs années avait rejeté toutes ces conditions, et ajouté qu'elle n'envisageait aucune sortie de crise rapide pour le pays plongé dans une profonde crise politique. La seule façon de progresser, estime-t-elle, est de discuter.

La Thaïlande est aux prises avec des épisodes de troubles politiques, la plupart du temps émaillés de violences, depuis que l'armée a renversé, en 2006, le premier ministre de l'époque Thaksin Shinawatra, le frère aîné de Mme Yingluck.

Au moins cinq personnes sont mortes et 289 autres ont été blessées lors des plus récents troubles, qui ont débuté au début novembre, et lors desquels plusieurs heurts ont eu lieu entre manifestants et forces de sécurité. Les violences ont diminué la semaine dernière, en prévision des célébrations de l'anniversaire du roi Bhumibol Abdulyadej, qui a eu 86 ans jeudi dernier.

Les protestataires sont dirigés par l'ex-parlementaire Suthep Thaugsuban, qui s'est engagé à renverser le gouvernement, qu'il accuse de corruption généralisée, d'incompétence, et d'avoir acheté des votes à l'aide de programmes gouvernementaux.

M. Suthep représente l'élite traditionnelle thaïlandaise, une coalition mouvante de royalistes, de hauts fonctionnaires, de gens d'affaires et d'officiers haut gradés. Il réclame la création d'un «Conseil du peuple» non élu qui remplacerait l'administration actuelle.

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