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Édouard Molinaro, réalisateur français aux commandes du «Souper», est décédé

07/12/2013 12:14 EST | Actualisé 06/02/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Le cinéma français perd un autre de ses grands; alors que plusieurs personnalités du septième arts s'étaient réunies jeudi à Paris pour rendre un dernier hommage à George Lautner, mort le 22 novembre, voilà que le milieu est de nouveau endeuillé, cette fois par la disparition d'Édouard Molinaro, qui a passé l'arme à gauche samedi.

Décédé des suites d'une longue maladie, Molinaro laisse en héritage une collection de films plutôt bigarrée, oscillant entre les films plus personnels — et plus artistiques — et les productions plus commerciales, mieux connues et appréciées du public.

On lui doit entre autres les deux opus de «La Cage aux folles», «Mon oncle Benjamin», «Oscar», «Le Souper», ou encore «Arsène Lupin contre Arsène Lupin».

Il a aussi laissé sa marque dans le domaine plus pointu du film policier, présentant ainsi «Un témoin dans la ville», en 1959, tout juste avant son ascension au cours des années 1960.

Molinaro avait par ailleurs tâté du court-métrage documentaire au tout début de sa carrière, et s'était aussi intéressé à la télévision, entre deux films, de la fin des années 1970 à 2005.

Son dernier film de fiction remonte à 2007, avec le court-métrage «Dirty Slapping».

Décrit comme l'un des cinéastes préférés de Louis de Funès, cet homme né à Bordeaux en 1928 est qualifié d'«incontournable discret» par plusieurs médias, ou encore d'«artisan, forcément méprisé, dont on s'aperçoit toujours, mais trop tard, qu'ils étaient indispensables», écrit Télérama.

Il avait encore été vu en public en septembre dernier, à la Cinémathèque de Paris, pour l'ouverture d'une rétrospective Michel Piccoli.

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