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06/12/2013 08:36 EST | Actualisé 05/02/2014 05:12 EST

Les États-Unis ont retiré Nelson Mandela de leur liste noire des terroristes en 2008

AFP via Getty Images
Former South African President Nelson Mandela listens to the State of The Nation address by President Jacob Zuma (not pictured) in Parliament, in Cape Town, on June 03, 2009. President Zuma promised to create half a million jobs this year in his first state of the nation address to parliament and said fighting poverty was his priority, a week after South Africa announced it was facing its worst recession in 17 years. AFP PHOTO/POOL/MIKE HUTCHINGS (Photo credit should read MIKE HUTCHINGS/AFP/Getty Images)

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela est décédé jeudi à l'âge de 95 ans. Bien que considéré aujourd'hui comme une icône des droits de l'homme, Nelson Mandela est resté inscrit sur la liste noire des terroristes aux États-Unis jusqu'en 2008, année où George W. Bush, président de l'époque, a signé un accord pour l'en retirer.

Condoleezza Rice, alors Secrétaire d'Etat, a déclaré à ce sujet qu'il s'agissait "d'une question embarrassante qui m'oblige à faire profil bas face à mon homologue, le Ministre des affaires étrangères sud-africain, sans parler du grand leader Nelson Mandela."

"Il n'avait rien à faire sur notre liste de surveillance, et je suis satisfait de voir cette évidence entérinée," a déclaré en 2008 le démocrate John Kerry , alors sénateur du Massachussets.

Le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela a été désigné organisation terroriste par le régime de l'apartheid sud-africain pour son combat contre le système de ségrégation raciale en oeuvre dans le pays de 1948 à 1994.

L'ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher a aussi décritl'ANC comme une "organisation terroriste typique" en 1987, refusant d'appliquer des sanctions au régime de l'apartheid. Le président américain Ronald Reagan a adopté une position identique.

En 1986, l'ancien vice-président Dick Cheney,alors membre du Congrès, a voté, à l'instar de 179 de ses confrères, contre une résolution non exécutoire visant à reconnaître l'ANC et à exiger du gouvernement sud-africain qu'il libère Nelson Mandela. La mesure a finalement été adoptée, mais pas avant une tentative de veto de la part de Dick Cheney.

En 2000, Dick Cheney déclarait avoir le même avis sur la question.

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