POLITIQUE

Les ex-employés du Walmart de Jonquière sont de retour devant la Cour suprême

06/12/2013 06:02 EST | Actualisé 05/02/2014 05:12 EST
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The Supreme Court of Canada stands in Ottawa, Ontario, Canada, on Wednesday, Aug. 10, 2011. Canada's trade deficit widened more than forecast in June, signaling that the economy may have stalled or even contracted in the second quarter. Photographer: Brent Lewin/Bloomberg via Getty Images

Les ex-travailleurs du magasin Walmart de Jonquière, à Saguenay, reviennent aujourd'hui devant la Cour suprême du Canada, à Ottawa.

Il s'agit d'une tentative ultime des syndiqués de Saguenay d'obtenir gain de cause. En 2005, 190 employés avaient été congédiés à la suite de la décision du géant du commerce au détail de fermer son magasin.

Les membres des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) avaient été déboutés par le plus haut tribunal du pays en 2009.

Six juges contre trois avaient donné raison à Walmart en statuant que la fermeture du magasin était justifiée et ne constituait pas une façon détournée d'empêcher la syndicalisation de ses employés.

Selon eux, fermer un magasin était une raison suffisante pour mettre à pied des employés, et l'entreprise n'avait pas l'obligation légale d'expliquer pourquoi elle prenait cette décision.

Cette fois-ci, les travailleurs contre-attaquent sur un autre front. Ils prétendent que la fermeture constituait une modification illégale des conditions de travail.

L'été dernier, la Cour d'appel du Québec a rejeté la prétention des travailleurs, infirmant ainsi la décision de la Cour du Québec rendue précédemment.

De son côté, l'entreprise Walmart a toujours soutenu qu'elle fermait son magasin de Jonquière parce qu'il n'était pas rentable.

« La fermeture d'un établissement, ce n'est pas une modification des conditions de travail. C'est la fin du travail. [...] L'objectif derrière l'article 59, c'est de dire : "On gèle les conditions de travail pour permettre d'en arriver à la conclusion d'une convention collective". Alors que ce n'est pas le cas ici, puisque l'établissement étant fermé, il n'y aura pas conclusion d'une convention collective », explique Guy- François Lamy, un avocat du Conseil du patronat du Québec, qui appuie Walmart.

Walmart se bat bec et ongles contre la syndicalisation de ses employés. À Gatineau, Walmart a fermé en 2008 un garage à la suite de l'obtention d'une première convention collective.

Au magasin Walmart du Plateau, dans le secteur de Hull, les 150 employés ont tourné le dos à leur syndicat après avoir obtenu une première convention collective en 2010.

D'après le reportage de René Hardy