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Signes religieux : Marois défend sa cohérence 

05/12/2013 01:35 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

Se défendant d'avoir changé de position, Pauline Marois affirme avoir fait preuve depuis 15 ans d'une « cohérence totale et absolue » sur la question du port des signes religieux.

À l'Assemblée nationale, jeudi, l'opposition libérale a cité des passages de la Politique d'intégration scolaire présentée en 1998 et dans laquelle Mme Marois, alors ministre de l'Éducation, plaidait pour la « visibilité » de la « diversité » religieuse et ethnoculturelle « parmi le personnel scolaire ».

Au nom de la diversité, Mme Marois demandait aux commissions scolaires d'éliminer les pratiques d'embauche « aux effets discriminatoires ». Plus encore, elle soulignait que « la représentation de la diversité ethnoculturelle au sein du personnel scolaire est essentielle pour combattre l'exclusion ».

Selon les libéraux, la position défendue à l'époque par Mme Marois est en complète contradiction avec le projet péquiste de charte des valeurs qui prévoit interdire le port de tous les signes religieux visibles dans les réseaux scolaires primaire et secondaire, collégial et universitaire.

La première ministre s'est défendue en soutenant qu'il n'y avait aucune contradiction dans son discours. Au contraire, que ce soit en 1998 ou dans le débat actuel sur la charte des valeurs, l'intention du gouvernement a toujours été de favoriser « les valeurs communes » et « un Québec pour tous », a-t-elle expliqué.

Au tournant des années 1990, le Parti québécois cherchait encore à se relever du traumatisme causé par la déclaration incendiaire de l'ex-chef Jacques Parizeau après la défaite du référendum de 1995 sur le « vote ethnique ». Le PQ voulait s'affranchir du nationalisme des « pures laines » en adoptant un nationalisme plus inclusif, dit « civique ».

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