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Rencontre de l'OSCE à Kiev et appui occidental aux manifestants

05/12/2013 10:41 EST | Actualisé 04/02/2014 05:12 EST

Les diplomates américains et européens ont officiellement manifesté jeudi leur soutien à l'opposition ukrainienne qui bat le pavé à Kiev depuis que le gouvernement ukrainien a décidé de tourner le dos à l'Europe au profit de la Russie.

Réunis dans la capitale ukrainienne dans le cadre d'une rencontre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Les États-Unis et les Européens ont demandé aux dirigeants ukrainiens d'écouter les manifestants.

La secrétaire d'État adjointe des États-Unis, Victoria Nuland, a déclaré qu'il était temps pour l'Ukraine de répondre aux aspirations de son peuple, avant d'ajouter que la démocratie et la primauté du droit doivent être respectées.

Le ministre britannique pour l'Europe, David Liddington, a plaidé pour le droit des citoyens à se rassembler pacifiquement avant de prévenir que tous les yeux de la planète sont tournés vers l'Ukraine.

La veille, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, de passage à Kiev, a déclaré que le Canada entend aider l'Ukraine à s'engager sur la voie de la démocratie en dépit de son rapprochement avec la Russie et des récentes violences.

M. Baird a fait état de l'envoi d'observateurs électoraux pour les élections partielles en Ukraine prévues le mois prochain.

« L'UE reste ouverte » à la signature d'un accord d'association avec l'Ukraine, a rappelé la représentante de l'Union européenne. Helga Schmid a également souligné que cette intégration ne se ferait pas au détriment de la Russie.

Moins conciliant, le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a ouvertement dénoncé les menaces et pressions économiques exercées par la Russie sur l'Ukraine pour l'éloigner de l'Union européenne.

Son homologue russe, Sergueï Lavrov, a réagi qualifiant l'attitude de l'Occident d'« hystérique ».

Mercredi, l'opposition ukrainienne a également reçu le soutien des trois anciens présidents du pays. Ils ont tous pris le parti des manifestants partisans de l'Europe.

Le premier ministre tente de calmer le jeu

Le premier ministre Mikola Azarov a tenté de minimiser la portée de ces manifestations en déclarant qu'elles sont entièrement normales dans un pays où la démocratie n'en est encore qu'à ses premiers pas.

Alors que le président Viktor Ianoukovitch est en déplacement en Chine, le gouvernement ukrainien ne semble pas vouloir lâcher du lest.
Des dizaines d'arrestations ont été effectuées jeudi.

La police ukrainienne a donné cinq jours aux manifestants pour quitter les bâtiments qu'ils occupent.

Le premier ministre Mikola Azarov a menacé de couper le financement fédéral dont profitent certaines villes de l'ouest du pays et qui se sont déjà déclarées favorables à l'Union européenne.

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