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Le pape met en place une commission pour la protection des mineurs

05/12/2013 07:21 EST | Actualisé 04/02/2014 05:12 EST
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Pope Francis gives his blessing during his meeting with the Italian Union for the transportation of sick people to Lourdes and International Shrines (UNITALSI) on November 9, 2013 in the Paul VI hall at the Vatican. AFP PHOTO / FILIPPO MONTEFORTE (Photo credit should read FILIPPO MONTEFORTE/AFP/Getty Images)

Le pape a décidé la constitution d'une commission spéciale pour la protection des mineurs dans l'Eglise, a annoncé jeudi le cardinal américain, Mgr Sean O'Malley, archevêque de Boston, membre du "G8" des cardinaux.

"Cette commission devra formuler des suggestions pour de nouvelles initiatives, en collaboration avec les évêques et les conférences épiscopales", a-t-il dit, précisant que sa composition serait "annoncée dans un avenir proche dans un document approprié".

Cette proposition, qui est "dans la ligne des décisions" du pape émérite Benoît XVI, a été faite mercredi par le "G8" des cardinaux, et le pape François l'a acceptée jeudi, a-t-il expliqué.

Le cardinal O'Malley, réputé pour sa lutte déterminée contre les abus pédophiles dans l'Eglise américaine, a expliqué que la commission d'experts serait constituée sans doute d'une douzaine de personnes.

Les compétences de cette nouvelle commission seront étendues, a-t-il dit, aux programmes de formation des religieux, à la sécurité de l'environnement des mineurs, à la vérification de l'adéquation des futurs prêtres au ministère sacerdotal, à la pastorale de soutien aux victimes, à l'attention aux lois civiles, a-t-il expliqué en substance.

"Jusqu'alors, l'accent a été mis sur les procédures juridiques et moins sur la réponse pastorale", a souligné le cardinal américain, en relevant l'accent "pastoral" de la nouvelle initiative.

"Il n'y a aucun doute que la compétence (pour traiter les abus sexuels par le clergé) reste celle des évêques et des conférences épiscopales", a-t-il souligné, en ajoutant que "la responsabilité de la Congrégation pour la doctrine de la foi (ex-Saint-Office) ne changera pas".

Le Saint-Siège a refusé au Comité pour les droits de l'enfant de l'ONU de répondre à un questionnaire précis concernant les dossiers de pédophilie dont cette congrégation a connaissance.

Le Vatican a argué que cette vaste enquête ecclésiastique devait être tenue secrète pour protéger les témoins et les victimes, et qu'il n'était pas compétent, en tant que Saint-Siège, pour la collaboration entre les Eglises et les justices nationales, une collaboration qu'il encourage par ailleurs.

Cette position, communiquée ces derniers jours, a suscité une levée de boucliers des associations d'anciennes victimes.

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