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Les infirmières appuient la charte de la laïcité

05/12/2013 12:59 EST | Actualisé 04/02/2014 05:12 EST

Les déléguées de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), réunies en conseil à Laval, ont pris position pour le projet de charte de la laïcité du gouvernement du Québec.

Après avoir effectué un sondage auprès de ses membres, la FIQ dit appuyer la charte de la laïcité « en affirmant la neutralité de l'État, le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes, la nécessité de balises afin d'encadrer les demandes d'accommodements pour motifs religieux, et en faveur de l'interdiction des signes religieux pour tous les employés de la fonction publique », peut-on lire dans un communiqué, jeudi.

La FIQ précise que 60,1 % des membres sondés sont en accord avec le projet de charte et que 60,6 % des membres se sont prononcées pour l'interdiction du port de signes religieux visibles pour tous les salariés de la fonction publique.

« Tandis que 76,1 % des membres sondées estiment qu'il est nécessaire de baliser et d'encadrer les demandes d'accommodement pour motifs religieux, 55 % de celles-ci disent recevoir des demandes d'accommodements pour motifs religieux de la part des patients », affirme la présidente de la FIQ, Régine Laurent, dans le communiqué.

« Ainsi, ce pourcentage élevé vient confirmer notre prétention à l'effet que les demandes d'accommodements sont, contrairement à ce que les gestionnaires peuvent dire, relativement nombreuses. Et dans le contexte où nos membres nous indiquent que ces situations se règlent principalement par les équipes de soins elles-mêmes, il est important d'instaurer des balises claires », poursuit-elle.

La Fédération entend aussi déposer un mémoire dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi sur la charte de la laïcité (projet de loi 60).

Régine Laurent doit expliquer la position de la fédération lors d'un point de presse en début d'après-midi.

La FIQ représente quelque 62 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires œuvrant dans les établissements publics québécois.

Par ailleurs, les médecins spécialistes se sont opposés au projet de charte le mois dernier, bien qu'ils ne travaillent pas pour la fonction publique.

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