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Québec avait approuvé la rémunération du DG du CHUM

04/12/2013 03:32 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST

La rémunération du directeur général du CHUM, entaché d'irrégularités aux dires du vérificateur général du Québec, n'était pas étrangère au gouvernement, selon l'ex-président du conseil d'administration, Patrick A. Molinari.

« La négociation des conditions d'emploi du directeur général a été conduite avec la participation continue du ministre de la Santé et des Services sociaux et de ses proches collaborateurs », a indiqué M. Molinari dans une lettre ouverte publiée mercredi dans le quotidien La Presse.

Celui qui a été président du C. A. de 2003 à 2012 « invite à la nuance » après la vague de critiques qui a suivi le dépôt du rapport du vérificateur général, Michel Samson. « Rares sont les situations tout à fait noires ou tout à fait blanches », écrit-il.

La semaine dernière, le vérificateur général relevait de nombreuses irrégularités dans le salaire et les dépenses du directeur général du CHUM, Christian Paire. 

Selon le rapport du vérificateur général, la direction du CHUM lui a versé 70 000 $ de plus que le salaire maximal fixé par le président du Conseil du Trésor depuis 2010. M. Paire a également reçu des primes au rendement au cours de cette période, une pratique pourtant interdite, en plus d'une rémunération annuelle de 80 000 $ de l'Université de Montréal sur une période de deux ans.

Le vérificateur général a relevé plusieurs autres irrégularités au CHUM, notamment dans l'embauche et la rémunération de cadres. Plusieurs postes ont été pourvus sans affichage et l'échelle salariale n'a pas été respectée.

Des contrats ont également été accordés de gré à gré alors qu'ils auraient dû faire l'objet d'un appel d'offres. Le vérificateur général a précisé que le conseil d'administration du CHUM n'avait pas l'information nécessaire pour exercer son mandat de vérification.

Mardi, Christian Paire a été relevé de ses fonctions avec solde, le temps que la procédure légale pour mettre fin à son contrat soit entamée.

Lors du dépôt de son rapport, le vérificateur général a aussi écorché l'ancien grand patron de Tourisme Montréal, Charles Lapointe. Ce dernier a été forcé de démissionner.

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