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L'Union européenne impose une amende de 2,5 milliards $ CAN à des banques

04/12/2013 09:52 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

AMSTERDAM, Pays-Bas - La Commission européenne a imposé une amende totale de 1,7 milliard d'euros (2,5 milliards $ CAN) à un groupe de grandes banques qui auraient manipulé les taux d'intérêt à leur avantage.

Les banques — dont JPMorgan, Citigroup et HSBC — sont accusées d'avoir manipulé pendant des années les taux directeur en Europe et au Japon, ce qui aurait eu des répercussions sur des centaines de milliards de dollars en contrats à travers le monde, allant des emprunts hypothécaires jusqu'aux factures de cartes de crédit.

La Commission, la branche exécutive de l'Union européenne, devient la plus récente entité à punir les banques pour ces manipulations, après que des accusations similaires aient été formulées par les responsables américains et de différents pays européens.

Les banques ciblées sont Barclays, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland, la Société Générale, Crédit Agricole, HSBC, JPMorgan, UBS et Citigroup.

Deutsche Bank a écopé d'une amende de 468 millions d'euros pour avoir participé à premier un cartel entre 2005 et 2008, contre 445 millions d'euros pour la Société Générale et 131 millions d'euros pour RBS. Barclays a échappé à une amende de 690 millions d'euros pour avoir dénoncé la situation aux responsables.

Un deuxième cartel a été actif entre 2007 et 2010. Deutsche Bank et RBS ont chacune reçu une amende de 260 millions d'euros, mais UBS a évité une punition gigantesque de 2,5 milliards d'euros pour avoir sonné l'alarme.

Certaines banques ont présenté leurs excuses au public et aux responsables, tandis que d'autres ont choisi de blâmer des employés ou des pratiques anciennes.

JPMorgan, HSBC et Crédit Agricole ne se sont pas encore entendues avec les autorités. JPMorgan et HSBC nient avoir quoi que ce soit à se reprocher en ce qui concerne le premier cartel, mais JPMorgan a réglé au sujet de sa participation au second.

Les responsables de la Commission européenne ont prévenu que l'enquête n'est pas terminée.

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