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Les enregistrements au 9-1-1 de la fusillade de Newtown sont rendus publics

04/12/2013 03:56 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

HARTFORD, États-Unis - Près d'un an après la tragédie, les enregistrements des appels d'urgence logés depuis l'école Sandy Hook, à Newtown, au Connecticut, où un tireur fou s'était introduit, ont été rendus publics mercredi.

On peut y entendre les répartiteurs demander aux victimes de se mettre à l'abri, mobiliser les secours et s'enquérir du bien-être des enfants, pendant que des coups de feu retentissent en arrière-plan.

Le tueur de 20 ans, Adam Lanza, était entré dans l'école Sandy Hook le matin du 14 décembre 2012. Il y a abattu 20 enfants et six enseignants avec une arme semi-automatique, avant de se suicider quand les policiers sont arrivés sur place. Il avait plus tôt tué sa mère.

Les appels logés au 9-1-1 ont été publiés sur le site Internet de la Ville après une demande de l'Associated Press. Les enregistrements du 9-1-1, tout comme les rapports de police, sont des documents publics.

Le gardien de sécurité Rick Thorne est l'un des premiers à avoir appelé, en disant qu'une fenêtre devant l'école était fracassée et qu'il entendait des coups de feu.

On peut entendre le répartiteur, qui est demeuré en ligne avec M. Thorne durant plusieurs minutes, s'adresser à quelqu'un d'autre: «Envoie tout le monde que tu peux là-bas».

Sur un autre enregistrement, on entend quelqu'un dire à la police d'une voix tremblante et à bout de souffle qu'un homme armé faisait feu dans le bâtiment. «J'ai aperçu quelqu'un. Ils courent dans le corridor. Oh! Ils courent et tirent toujours. École Sandy Hook, s'il-vous-plaît», dit une femme.

Une autre femme qui a reçu une balle dans le pied a rapporté qu'elle se trouvait dans une classe avec des enfants et deux adultes, mais qu'il n'y avait aucun moyen sécuritaire de verrouiller la porte. Le répartiteur lui a dit d'appliquer une pression sur sa blessure.

Une enseignante non identifiée a téléphoné depuis sa classe, où elle se trouvait avec ses élèves. Elle n'avait pas encore verrouillé la porte.

«Gardez tout le monde calme, par terre et loin des fenêtres, ok», a ordonné le répartiteur.

Durant les minutes qui ont suivi, les membres du personnel qui se trouvaient à l'école demandaient de l'aide alors que la police gérait tant bien que mal le flot d'appels.

Les policiers de Newtown sont arrivés sur les lieux quatre minutes après le premier appel logé au 9-1-1.

En tout, sept enregistrements d'appels depuis les lignes téléphoniques de l'école Sandy Hook ont été publiés.

Les procureurs s'opposaient à la publication de ces enregistrements, notamment parce qu'ils pourraient indisposer les familles des victimes et les témoins du drame.

Alors que la Ville s'apprêtait à publier les appels, le commissaire des écoles de Newtown, John Reed, a conseillé aux parents de prendre les mesures nécessaires afin de limiter l'accès des médias à leurs familles, comme il l'avait fait avant la publication, la semaine dernière, du rapport d'un procureur sur la tragédie.

Le service de police de Newtown a ignoré durant quelques mois la demande de l'Associated Press, jusqu'à ce que des démarches soient entreprises auprès de la commission de la liberté de presse, qui a statué en septembre dernier que les enregistrements devaient être rendus publics.

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