NOUVELLES

La presse américaine a fait ses choux gras des ennuis du maire de Toronto

04/12/2013 02:15 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

WASHINGTON - Les déboires de Rob Ford ont eu une résonance impressionnante de l'autre côté de la frontière.

Selon une analyse menée par Influence Communication et dont La Presse Canadienne a obtenu copie, la saga du maire de Toronto est le dossier canadien ayant entraîné le plus fort engouement médiatique en sol américain depuis le début du siècle.

D'après l'étude préparée par la firme montréalaise, si ce politicien était un annonceur et qu'il avait voulu obtenir volontairement autant de visibilité dans les médias, il aurait fallu qu'il débourse plus d'un milliard de dollars.

M. Ford a acquis récemment une notoriété internationale lorsqu'il a admis avoir fumé du crack. Dans la foulée de cet aveu, il s'était excusé et s'était défendu d'être un toxicomane.

Influence Communication soutient que Rob Ford a monopolisé 1,4 fois plus d'espace dans la presse américaine que le déraillement de Lac-Mégantic. Il a également eu droit à plus du double de la couverture accordée aux dossiers scabreux de Luka Rocco Magnotta et de Robert Pickton.

Enfin, le maire de Toronto a suscité six fois plus d'attention médiatique aux États-Unis que la mission de l'astronaute canadien Chris Hadfield.

Les journalistes américains semblent cependant avoir changé de cible plus récemment. Leur intérêt pour la vie tumultueuse de Rob Ford a chuté de près de 90 pour cent depuis le sommet atteint le mois dernier.

Il ne faut toutefois pas en conclure que M. Ford disparaîtra totalement de l'écran radar chez nos voisins du sud, puisque CBS Radio a annoncé que le maire participera à une émission hebdomadaire dans un segment appelé... «les junkies de sports».

PLUS:pc