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La Banque Nationale s'attend à une meilleure performance en 2014

04/12/2013 07:38 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - La Banque Nationale (TSX:NA) n'est pas inquiète pour ses performances en 2014, même si des imprévus devaient faire en sorte que la croissance de l'économie du Québec soit en deçà de sa prévision de deux pour cent.

Son président et chef de la direction, Louis Vachon, a estimé, mercredi, au cours d'une conférence téléphonique concernant les résultats du quatrième trimestre, que l'institution avait répondu aux attentes cette année en dépit d'un climat économique plutôt morose.

En excluant certains éléments, la Banque Nationale a enregistré un bénéfice record — sur une base ajustée — de 1,49 milliard $, ou 8,41 $ l'action, pour l'exercice 2013, en hausse par rapport à 1,396 milliard $, ou 7,86 $ par action, lors de l'exercice précédent.

«Nous avons été en mesure d'obtenir une progression malgré une économie (du Québec) qui devrait seulement progresser de un pour cent cette année, a affirmé M. Vachon. Nous avons une prévision de deux pour cent l'an prochain, mais même avec 1,5 pour cent, nous devrions nous en sortir.»

D'après M. Vachon, l'économie québécoise devrait reprendre un peu de vigueur en 2014, notamment grâce à une augmentation des investissements des entreprises ainsi qu'une progression des exportations.

Le dirigeant de l'institution financière estime également que la croissance devrait passer de 1,6 pour cent à 2,2 pour cent au Canada en 2014.

«Le Québec devrait être un contributeur important de cette amélioration», a dit ce dernier, en effectuant ces remarques lors de la conférence téléphonique.

La Banque croit également être en mesure de s'approprier des parts de marché dans le secteur hypothécaire grâce à une nouvelle façon de faire qui pourrait permettre à 75 pour cent des prêts d'être finalisés en une rencontre.

L'institution a également profité du dévoilement de ses résultats du quatrième trimestre pour annoncer qu'elle allait relever son dividende en espèces en plus de procéder à un fractionnement d'actions à raison de deux pour une.

Le dividende des actions ordinaires de la sixième plus grande banque du Canada grimpera ainsi de près de six pour cent, à 92 cents, et sera versé le 1er février aux détenteurs d'actions ordinaires inscrits au registre de la Banque le 27 décembre.

Certains analystes ont demandé à M. Vachon pourquoi l'institution financière n'avait pas davantage relevé son dividende.

«Lorsque nous rencontrons nos actionnaires, la majorité nous disent souvent de demeurer conservateur, a-t-il expliqué. Nous sentons que cette position serait plus avantageuse s'il devait y avoir un ralentissement.»

«En regardant nos résultats, c'est difficile d'imaginer que nous avons souffert de ce faible taux de distribution», a ajouté le président et chef de la direction de la Banque Nationale.

Quant au quatrième trimestre, qui s'est terminé le 31 octobre, l'institution établie à Montréal a enregistré un bénéfice net de 337 millions $, ou 1,89 $ l'action, en recul de près de quatre pour cent comparativement à celui de 351 millions $, ou 1,97 $ par action, enregistré au même trimestre en 2012.

Ce résultat a cependant été influencé par des coûts extraordinaires de 33 millions $, dont 9 millions $ (déduction faite des impôts) pour des primes de départ liées à des acquisitions en 2013.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, le bénéfice de la Banque Nationale a été de 370 millions $ au quatrième trimestre, ou 2,09 $ l'action, ce qui est conforme aux prévisions des analystes sondés par Thomson Reuters.

Il s'agit également d'une progression de huit pour cent par rapport aux 343 millions $ enregistrés à la même période en 2012.

Les revenus de la Banque ont toutefois fléchi de trois pour cent, à 1,254 milliard $, comparativement au quatrième trimestre de 2012.

Pour l'exercice 2013, les revenus affichent un recul de sept pour cent, à 5,163 milliards $. Le résultat net de l'institution pour 2013 se chiffrait à 1,554 milliard $, par rapport à 1,634 milliard $ pour 2012. Le résultat dilué par action a atteint 8,80 $ pour l'exercice 2013, contre 9,32 $ l'année précédente.

L'analyste Michael Goldberg, de Desjardins Marché des capitaux, estime que ces résultats de la Banque Nationale devraient susciter une réaction positive de la part des investisseurs.

Dans une note envoyée par courriel, ce dernier, qui établissait une cible de 101 $ pour l'action de la Banque, dit croire que d'autres analystes vont relever leurs cibles à l'endroit du titre de l'institution financière établie à Montréal.

Le titre de la Banque Nationale a cédé 1,37 $, ou 1,51 pour cent, mercredi, pour clôturer à 89,53 $ à la Bourse de Toronto.

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