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Faut-il démolir l'école Baril ou plutôt la restaurer?

04/12/2013 07:19 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

Fermée pour cause de moisissure, l'école Baril dans Hochelaga-Maisonneuve doit être démolie dès l'automne prochain. Or, un rapport du Conseil du patrimoine de Montréal conclut que ce bâtiment a une grande valeur historique, architecturale et patrimoniale. Le document, dont Radio-Canada a obtenu copie, sera remis mercredi au comité exécutif de la Ville. 

Un ancien commissaire du secteur, Robert Cadotte, est d'accord avec l'évaluation du Conseil du patrimoine. « Dans les écoles du quartier, c'est celle qui est la plus célèbre, la plus connue et l'une des deux plus belles », dit-il.

Il ajoute que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) créerait un malheureux précédent en démolissant l'école Baril, qui n'est que l'une des nombreuses écoles patrimoniales où l'on retrouve des moisissures. Selon lui, il existe des techniques éprouvées pour régler le problème efficacement et rapidement.

« S'ils restauraient, ça coûterait trois ou quatre fois moins cher que ce qui est prévu pour l'école et ce serait prêt en six mois au lieu de trois ans. Ça vaut la peine de prendre le risque », croit M. Cadotte. Quelques centaines d'élèves ont dû être réinstallés ailleurs le temps d'obtenir une école saine pour leur santé. 

L'opposition à une possible restauration de l'école Baril risque toutefois d'être forte.

La CSDM a déjà en poche 19 millions de dollars de Québec pour construire une école neuve.

L'Alliance des professeurs de Montréal oppose pour sa part une fin de non-recevoir. Pas question qu'un seul élève remette les pieds dans ce vieux bâtiment contaminé, dit-elle.

D'après un reportage de Normand Grondin

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