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Boyle et Vlasic voient leur possible participation aux JO de Sotchi différemment

04/12/2013 03:46 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

TORONTO - Dan Boyle a formé un rond avec sa main, pour imiter un zéro. C'est l'attention qu'il porte aux Jeux olympiques de Sotchi.

Marc-Édouard Vlasic sait qu'il y a un certain engouement autour de sa possible inclusion au sein d'Équipe Canada, mais il n'en entend pas parler quand il est aux États-Unis.

Ça n'empêche pas les discussions de prendre de l'ampleur au sujet de l'éventuelle participation des défenseurs des Sharks de San Jose aux prochains Jeux d'hiver.

«Vlasic et Boyle sont d'excellents défenseurs, ils devraient faire partie de l'équipe, a déclaré le joueur de centre et possible membre de l'équipe canadienne Logan Couture. Mais ils ne peuvent pas amener tout le monde en Russie. On verra ce qui arrivera quand ils annonceront les joueurs sélectionnés, mais ces deux joueurs mériteraient d'y être.»

Si les deux défenseurs jouent à la même position, ils ne sont pas en compétition l'un contre l'autre pour un poste. Vlasic est un défenseur gaucher défensif, tandis que Boyle est droitier et davantage porté sur l'attaque.

Leur approche est aussi complètement différente. Boyle a dû rater sept matchs plus tôt cette saison en raison d'une commotion subie à la suite d'un coup de Maxim Lapierre. Son attention est donc complètement tournée vers la qualité de son jeu en lien avec son état de santé.

«J'accorde aucune importance à ma possible sélection, a-t-il dit. Je tente toujours de replacer mon jeu. Ça a été une année difficile pour moi depuis ma blessure et je ne pense pas à ça.»

Boyle, 37 ans, a déjà goût à l'aventure: il était parmi les substituts des Jeux de Turin et a récolté six points en sept matchs à Vancouver.

Par contre, Vlasic, à 26 ans, a une expérience internationale limitée, lui qui n'a pris part qu'aux Championnats du monde de 2009 et 2012. Mais après avoir pris part au camp d'orientation en août dernier, il avoue y penser.

«Je tente d'aider les Sharks à tous les jours, mais oui, je veux me tailler un poste au sein de l'équipe. Ce serait le plus grand honneur de ma carrière.»

Vlasic est en voie d'accomplir son rêve. Reconnu pour son jeu en défensive, le natif de Montréal a été solide comme le roc à la ligne bleue depuis le début de la saison. Il attire maintenant l'attention partout dans le circuit et son jeu lui a permis de se détacher d'autres défenseurs gauchers qui ont participé à ce camp: Marc Staal (Rangers de New York), Dion Phaneuf (Maple Leafs de Toronto), Marc Methot (Sénateurs d'Ottawa), Dan Hamhuis (Canucks de Vancouver) et Karl Alzner (Capitals de Washington).

«La porte est ouverte pour moi (...). C'est bien de savoir qu'ils voient la direction qu'a prise mon jeu. Je dois poursuivre dans la même veine.»

Il semble que Vlasic n'a effectivement qu'à offrir le même jeu d'ici au 7 janvier, date limite pour dévoiler la formation, afin qu'il soit retenu du côté gauche. Pour Boyle, c'est un peu plus compliqué du côté droit, où la circulation est plus lourde avec des défenseurs comme Shea Weber, Alex Pietrangelo, Drew Doughty et le dernier gagnant du trophée Norris, P.K. Subban. à moins que le d.g. d'Équipe Canada, Steve Yzerman, ne décide d'amener tout ce beau monde et de se présenter en Russie avec cinq droitiers.

«Je n'y pense pas un seul instant, pour être bien honnête, a renchéri Boyle. J'essaie juste de faire de mon mieux à tous les matchs, souhaitons que ce sera suffisant. C'est tout.»

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