POLITIQUE
03/12/2013 12:50 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST

Thetford-Mines: la commissaire à l'éthique blanchit Paradis

CP

OTTAWA - La commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique Mary Dawson blanchit à nouveau le ministre Christian Paradis, cette fois dans le dossier du centre de Service Canada situé à Thetford-Mines.

La plainte émanait du député néo-démocrate Guy Caron, qui venait de voir un centre de traitement des demandes d'assurance-emploi fermer à Rimouski, dans sa circonscription. Il se plaignait de son remplacement par un nouveau centre, dans le comté de M. Paradis. Or le ministre québécois avait personnellement vanté les mérites de Thetford-Mines à sa collègue alors responsable du dossier, Diane Finley.

M. Caron accusait M. Paradis de s'être directement placé en conflit d'intérêt, puisque l'immeuble du nouveau centre de Service Canada appartient à Ghislain Dionne, associé du père de M. Paradis et ex-associé du ministre lui-même.

Dans son rapport déposé mardi, la commissaire indique avoir cherché à déterminer quel était le juste équilibre entre l'obligation de réserve des ministres et celle, liée à leur rôle de députés, de bien représenter leurs électeurs. Elle conclut que M. Paradis, qui détient actuellement le portefeuille du Développement international, n'a pas contrevenu à la Loi sur les conflits d'intérêts et à l'éthique.

«M. Paradis m'a indiqué avoir parlé à Mme Finley en sa qualité de député local et ne pas avoir mentionné d'édifice en particulier. Son but était plutôt d'exprimer son appui à la municipalité dans laquelle le centre était situé», a-t-elle écrit dans son rapport de 30 pages.

Dans ce dossier, le ministre avait poursuivi M. Caron pour 150 000 $ en dommages en l'accusant d'avoir porté atteinte à sa réputation. L'affaire s'était finalement réglée à l'amiable.

Content du rapport de Mme Dawson, M. Paradis en a profité pour lancer une flèche à ses adversaires politiques. «Je suis satisfait des conclusions du rapport. Ça démontre qu'avant de porter des accusations, l'opposition devrait y penser à deux fois.»

C'est le troisième rapport que Mary Dawson dépose au sujet de M. Paradis. Elle l'a auparavant déclaré coupable d'avoir accordé un accès gouvernemental privilégié à l'ancien député conservateur Rahim Jaffer. Dans un autre rapport, la commissaire a jugé que M. Paradis n'avait enfreint aucune loi lorsqu'il avait séjourné au chalet de l'avocat Marcel Aubut quand il était ministre des Travaux publics, au moment où M. Aubut cherchait des fonds pour la construction d'un nouvel amphithéâtre à Québec.

Efficacité environnementale: le classement des pays développés

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.