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« Je n'étais qu'une pièce de son jeu » - Parker

03/12/2013 04:07 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

Scott Parker s'est battu souvent quand il était dans l'uniforme de l'Avalanche, Il accuse Bob Hartley de tyrannie.

Parker est aujourd'hui âgé de 35 ans et a des symptômes reliés à ses nombreuses commotions cérébrales. 

Il n'est pas contre les bagarres au hockey, mais il en a contre les méthodes utilisées par son ancien entraîneur Bob Hartley, qui, selon lui, a fermé les yeux sur les risques qu'il prenait en se battant.

Parker était surnommé le « Shériff », car il était reconnu pour régler ses chicanes sur la glace. Mais aujourd'hui, il accuse son ancien entraîneur d'avoir abusé de son autorité alors que Parker arrivait tout juste dans la Ligue nationale.  

« C'était un gardien de but de niveau junior B qui voulait m'apprendre comment me battre. Il passait son temps à me dévaloriser, se rappelle Parker dans un entretien au Denver Post. C'était un tyran. Il pouvait l'être, car il était en position d'autorité. Que pouvais-je faire comme joueur recrue? L'envoyer promener? C'est ce que je faisais à la fin de ma carrière, mais au début, je n'étais qu'une pièce de son jeu. »

Scott Parker estime avoir subi 20 à 25 commotions cérébrales. Au cours de certains matchs, il était tellement amoché qu'il demandait à Bob Hartley à ne pas jouer le prochain match, ou du moins, à ne pas avoir à se battre.

« Il me traitait de..., me disait que l'équipe de Hershey (NDLR : dans la Ligue américaine) serait ma prochaine équipe. J'ai cru un jour que j'avais le pied cassé, et je lui en ai parlé. Il m'a traité de... et m'a dit que Hershey m'aimerait vraiment. »

« Personne ne peut remettre en cause mon engagement face à mon travail, affirme Scott Parker. Mais Bob Hartley m'écrasait constamment. Je n'ai aucun respect pour cet homme », conclut Parker dans l'article publié par le Denver Post.

Bob Hartley, récemment engagé par les Flames de Calgary, a réfuté les propos de Scott Parker, mardi après l'entraînement matinal de son équipe.

« Je n'ai jamais intimidé aucun joueur, a-t-il dit. J'ai peut-être demandé, j'ai peut-être été exigeant, mais, j'ai toujours un but en tête, c'est toujours de demander le meilleur à mon joueur pour qu'il puisse aider l'équipe. Je pense qu'il n'y a absolument rien de mal là-dedans et c'est la seule chose que j'ai à dire. »

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