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L'Ontarien David Braley quitte le Sénat trois ans plus tôt que prévu

03/12/2013 03:30 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST

OTTAWA - Le sénateur ontarien David Braley a démissionné de son poste à la Chambre haute. Âgé de 72 ans, il aurait pu conserver ses fonctions jusqu'à 75 ans.

Un communiqué émanant de son bureau indique mardi que l'homme d'affaires de Hamilton et mécène n'est plus en poste depuis le 30 novembre. Aucun motif de départ n'avait été précisé par son bureau.

Mais dans une entrevue accordée au Hamilton Spectator, il dit souhaiter passer plus de temps avec sa famille alors qu'il est encore en bonne santé.

Le scandale des dépenses inappropriées de certains sénateurs, qui éclabousse la Chambre haute depuis environ un an, pourrait aussi avoir joué un rôle dans sa décision. Plus tôt cet automne, M. Braley déplorait la portée du scandale, en entrevue avec le hamiltonnews.com, tout en reconnaissant songer à un départ anticipé.

M. Braley, propriétaire des Lions de la Colombie-Britannique et des Argonauts de Toronto de la Ligue canadienne de football (LCF), avait été nommé au Sénat par le premier ministre Stephen Harper en mai 2010.

En plus d'être un homme d'affaires à succès, M. Braley a été grandement impliqué dans le secteur des sports à Hamilton. Il a été président du conseil des Championnats mondiaux de cyclisme en 2003 dans sa ville, et fut directeur du comité de candidature de l'Ontario qui a finalement obtenu les Jeux panaméricains de 2015. Il avait quitté ces plus récentes fonctions lorsqu'il a été nommé au Sénat.

Il a aussi fait partie du conseil des gouverneurs de la LCF, et fut le commissaire par intérim de la Ligue de mars à novembre 2002.

«Mon épouse souhaite passer un peu plus de temps en Floride, et j'ai été opéré pour une cataracte la semaine dernière, a évoqué M. Braley au Hamilton Spectator. J'ai 72 ans et demi, et je suis en santé. Je veux le rester.»

Concernant le scandale des dépenses au Sénat, il affirmait plus tôt cet automne que les sénateurs avaient tous «été roulés dans la boue».

«Il y a quatre personnes qui causent des problèmes pour les 100 autres sénateurs», avait-il argué au hamiltonnews.com, faisant référence aux sénateurs Mike Duffy, Pamela Wallin, Patrick Brazeau et Mac Harb, dont les allocations de dépenses controversées font l'objet d'enquêtes de la Gendarmerie royale du Canada.

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