POLITIQUE

Le sénateur Roméo Dallaire s'endort au volant et a un accident sur la colline parlementaire

03/12/2013 03:05 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST
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Washington, UNITED STATES: Canadian Lt. Gen. Romeo Dallaire, former commander of the United Nations peacekeeping force in Rwanda, testifies before the Senate Human Rights and the Law Subcommittee during the 'Genocide and the Rule of Law' hearing on Capitol Hill in Washington 05 February 2007. AFP PHOTO/Jim WATSON (Photo credit should read JIM WATSON/AFP/Getty Images)

OTTAWA - Le sénateur Roméo Dallaire a admis s'être endormi au volant de sa voiture qui a heurté un lampadaire sur la colline parlementaire, mardi. L'accident n'a pas fait de blessé.

Il a raconté à ses collègues du Sénat qu'il s'était endormi en conduisant en raison d'un manque de sommeil.

«Je suis reconnaissant que personne n'ait été blessé, ou pire, parce que je n'ai pas été assez attentif à mon niveau de fatigue», a-t-il dit publiquement à la Chambre haute.

Le général à la retraite a expliqué que le suicide de trois militaires canadiens, la semaine dernière, et le 20e anniversaire du génocide au Rwanda, qui sera souligné bientôt, l'avaient privé de sommeil depuis plusieurs jours.

«Cela fait en sorte que j'ai beaucoup de difficulté à dormir, même si je prends des médicaments. Alors je n'avais tout simplement plus d'énergie», a-t-il expliqué.

«J'espère que je ne serai pas une cause de déshonneur pour vous et pour cette institution en n'ayant pas été assez attentif à ma condition physique et en prenant un tel risque», s'est excusé le sénateur.

Il n'a pas été blessé lors de l'accident et a pu poursuivre ses activités lors de la journée, a indiqué un porte-parole des libéraux au Sénat.

Sa voiture, qui s'est retrouvée sur le trottoir longeant un édifice dans l'enceinte parlementaire, a toutefois été endommagée et a dû être remorquée.

M. Dallaire avait dirigé en 1994 la mission de maintien de la paix des Nations unies au Rwanda, qui n'avait toutefois pas permis d'empêcher le massacre de centaines de milliers de personnes.

Il a par la suite souffert de problèmes de santé mentale, et s'est finalement retiré des Forces armées canadiennes.

Il a été nommé au Sénat par le premier ministre libéral Paul Martin en 2005.

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