NOUVELLES

Corruption à Montréal: la Ville veut récupérer l'argent qu'on lui a volé

03/12/2013 12:18 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST
PC

La Ville de Montréal réclame sa part des dizaines de millions de dollars attendus en remboursement des entreprises qui ont augmenté frauduleusement le prix des contrats de construction.

Le maire Denis Coderre a présenté mardi matin à Québec le mémoire de la Ville en Commission parlementaire sur le projet de loi 61 visant le recouvrement des sommes attribuables à la corruption et la collusion.

Il réclame entre autres que Québec autorise la Ville à poursuivre elle-même les entreprises fautives parce qu'il craint que le gouvernement n'agisse unilatéralement, ce qui pourrait lui laisser toute la latitude pour utiliser à sa guise l'argent récupéré. L'article 22 du projet de loi prévoit que le gouvernement conservera 20 % sur les sommes recouvrées pour payer les frais de poursuite et de règlement. Le reste serait ensuite réparti entre Québec et l'organisme public floué.

« Le respect de la métropole, ça veut dire que dans le processus décisionnel, que quand on parle de partenariat, ce n'est pas de nous informer. Ça veut dire qu'on veut être dans la game jusqu'au bout. C'est ça un front commun. Mais d'un autre côté, il va arriver des moments où on doit nous-mêmes intenter des recours parce que honnêtement le contentieux de Montréal, s'il y a une chose qui fonctionne à Montréal c'est le contentieux de Montréal. On n'a pas besoin d'aller ailleurs, on est capable de faire nos choses », a dit M. Coderre.

Le ministre de la Justice Bertrand Saint-Arnaud a assuré le maire Coderre de sa volonté de trouver un terrain d'entente.

« J'accueille avec intérêt les commentaires de la Ville de Montréal. Je pense que Montréal ce n'est pas un village et quand son maire parle, je crois qu'on doit écouter ses propositions », a dit le ministre.

M. Coderre a déclaré que si  le projet de loi n'était pas modifié, Montréal pourrait se prévaloir de la clause de retrait prévue dans le projet de loi.

INOLTRE SU HUFFPOST

La commission Charbonneau en bref