NOUVELLES

Syrie: Assad serait impliqué dans des crimes de guerre, selon l'ONU

02/12/2013 02:00 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

GENÈVE - De plus en plus de preuves récoltées par les enquêteurs des Nations unies permettent de croire que des dirigeants importants du régime syrien, y compris le président Bachar al-Assad, ont trempé dans des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, a déclaré lundi la principale responsable des droits de la personne à l'ONU.

La directrice du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que l'ampleur et la gravité des agressions commises par les deux parties dépassent tout entendement, et que le tout est solidement documenté par un comité d'enquêteurs onusiens.

Ces preuves démontrent la responsabilité des plus hauts dirigeants du pays, y compris celle du chef d'État, a dit Mme Pillay.

Elle précise toutefois que l'identité des criminels présumés demeurera confidentielle tant qu'elle n'aura pas été réclamée par un tribunal national ou international dans le cadre d'une enquête crédible.

Sur le terrain, les combats se poursuivaient pour le contrôle de l'ancienne ville chrétienne de Maaloula, à environ 60 kilomètres au nord-est de Damas. Le gouvernement affirme que six religieuses sont coincées par les combats dans cette ville essentiellement favorable au régime Assad.

Des blindés encerclent la ville, sur laquelle plane un nuage de fumée. Les soldats gouvernementaux essaient d'empêcher les insurgés du Front Nousra, qui est affilié à Al-Qaïda, de progresser au-delà des secteurs dont ils se sont emparés vendredi après avoir démoli un poste de contrôle.

Enfin, le ministre syrien adjoint des Affaires étrangères a prévenu lundi que les efforts déployés pour anéantir l'arsenal chimique de son pays risquent d'échouer si la communauté internationale ne contribue pas les fonds et l'équipement nécessaires pour mener le projet à terme. Faisal Mekdad a profité d'une rencontre de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques pour déclarer que son pays a besoin de véhicules blindés et d'autres ressources pour sortir les armes chimiques de son territoire.

PLUS:pc